
Le Conseil de l'Europe vient de publier une étude qui démontre que la moitié des 47 États membres du Conseil de l'Europe ne sanctionnent pas les violences faites aux femmes. Pourtant , un quart des Européennes ont subi des violences au moins une fois dans leur vie. Pour 10% d'entre elles, il s'agissait de violences sexuelles.
La majorité des violences sont commises par des hommes, partenaires ou anciens partenaires, le plus souvent. La moitié des pays membres ne proposent pas de ligne nationale d'assistance téléphonique gratuite pour les victimes, et un tiers des pays ne disposent pas suffisament de foyers d'accueil pour les victimes.
En outre, huits États ne punissent pas la violence psychologique à l'égard du conjoint. En Autriche, aux Pays-Bas, en Irlande, en Géorgie et au Monténégro, le harcèlement sexuel au travail n'est pas considéré comme un délit. Monaco comme l'Azerbaïdjan ne pénalisent toujours pas le viol conjugal.
Mais l'étude a également distribué des bons points. Ainsi le nombre de foyers d'accueil est en hausse en Bulgarie, Géorgie, Turquie et Hongrie. Des tribunaux spécialisés ont été créés en Espagne. Les policiers autrichiens sont formés à l'expulsion des auteurs de violences. Le personnel des hôpitaux slovènes est formé au dépistage des violences domestiques. Et aux Pays-Bas, une nouvelle mesure interdit à l'auteur des violences l'accès au domicile familial pendant dix jours.
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