L'homme qui prétend avoir photographié le point G | Les Quotidiennes

20/11/2008 10:20
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L'homme qui prétend avoir photographié le point G

Sexualité | 18:15  Sur la base d'une étude portant sur vingt femmes, le professeur Emmanuele Jannini prétend pouvoir déterminer la présence ou non du point G. Vraie découverte? Interview et réactions de deux sexologues.




Le professeur Emmanuele Jannini, de l'Université de l'Aquila en Italie: il aurait trouvé le moyen de prouver l'existence - ou non - du point G chez chaque femme.


Sandra Weber | 22-02-2008 | 18:15

Le professeur Emmanuele Jannini, de l'Université de l'Aquila en Italie aurait trouvé le moyen de prouver l'existence - ou non - du point G chez chaque femme. C'est ce qu'affirme son étude déjà en ligne et à paraître le 6 mars dans le Journal of Sexual Medicine.


–On parle depuis des dizaines d'années du point G. Qu'est-ce que votre étude apporte de nouveau?
–Cet OVNI de la sexualité qu'est le point G peut enfin être vu et mesuré. Jusqu'à maintenant, on n'en parlait uniquement à un niveau théorique. Mais désormais, il est possible de déterminer si une femme en a un ou pas.


–Comment avez-vous procédé?
–Nous avons étudié les cas de dix femmes affirmant connaître l'orgasme vaginal et dix femmes qui ne l'ont jamais ressenti. Nous avons observé la présence d'un point G, un épaississement de la paroi vaginale, chez chaque individu du premier groupe. Et son absence chez les autres. Tout simplement au moyen d'une échographie, que chaque gynécologue équipé d'un ultrason peut pratiquer.


–Cela paraît très simple. Pourquoi cette expérience n'a-t-elle jamais été menée auparavant?
–La sexualité féminine est un domaine très peu étudié. Jusqu'en 1998, les descriptions anatomiques du clitoris étaient erronées!


–Où se trouve exactement le point G?
–Sur la paroi vaginale antérieure, sous l'urètre et sous l'os. A un ou deux centimètre de l'entrée du vagin.


–Le complexe masculin du petit zizi n'a donc pas de raison d'être…
–Effectivement! Et les femmes l'ont toujours dit. La preuve que le point G se trouve à cet endroit permet d'affirmer qu'il est inutile pour un homme d'être «superdoté». D'ailleurs dans les manuels de sexualité indienne, il est considéré comme indélicat de pratiquer la pénétration profonde à l'occidentale, le missionnaire.


–Un échantillon de vingt femmes est-il bien sérieux?
–Le nombre ne compte pas. Ma méthode montre le lien direct entre la présence du point G et l'orgasme clitoridien. La prochaine étape sera d'analyser un plus grand échantillon d'individus, afin de déterminer statistiquement combien de femmes ont un point G et combien n'en ont pas.


–Quelle utilité votre recherche a-t-elle? Une mauvaise nouvelle pour les femmes qui n'ont pas de point G?
–Ce n'est pas une maladie! Celles qui en sont privées ne pourront jamais connaître l'orgasme vaginal, ce qui ne les empêche pas de ressentir du plaisir à cet endroit. Et dans la sexualité féminine, l'orgasme est certes important mais pas central comme pour les hommes. Le plaisir psychologique d'être unie à leur partenaire compte beaucoup.


–Pourquoi le point G suscite-t-il autant la curiosité?
–Ce thème a provoqué un grand débat idéologique. Les féministes ont nié l'existence du point G car elles refusaient que l'homme puisse jouer un rôle dans la sexualité féminine. Selon elles, la pénétration était inutile.


–Votre travail sonne-t-il comme une revanche masculine sur les féministes?
–Non. C'est une revanche de la vérité sur l'ignorance. Il est au contraire important pour les femmes de mieux connaître leur corps. Cela les rend plus libres et maîtresses d'elles-mêmes. Et il est utile pour un couple de mieux connaître son fonctionnement sexuel.


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