Faut-il forcément relever l’âge de la retraite? | Les Quotidiennes

08/01/2009 13:26
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Faut-il forcément relever l’âge de la retraite?

DEBAT | 19:12  Le 30 novembre, nous nous prononcerons «pour une AVS flexible dès 62 ans.» Pendant ce temps, comme de nombreux pays européens, la France a voté un amendement pour que l’âge plafond passe de 65 à 70 ans.




Le 10 avril 2008, porte de Versailles à Paris, lors du premier Salon du recrutement des métiers du grand âge (AFP)


MARIE-CLAUDE MARTIN | 07-11-2008 | 19:12

Sœur Emmanuelle serait restée anonyme si elle ne s’était pas engagée à 64 ans auprès des chiffonniers du Caire. Le Conseil des EPF n’a pas voulu se priver de Kurt Wüthrich, 70 ans, lauréat du Prix Nobel de chimie en 2002, et l’a reconduit dans son poste de professeur de biophysique à l’ETH de Zurich. Deux des sept conseillers fédéraux ont plus de 66 ans. Y a t-il un âge pour se retirer des affaires?

 

La question est absurde tant les paramètres varient d’un individu à un autre. Pourtant, une chose est sûre: la prévoyance vieillesse est le défi que doivent relever tous les pays occidentaux, dont la natalité stagne alors que l’espérance de vie augmente. Dans cet étau démographique, comment garantir des retraites décentes, et si possibles flexibles ?

 

Trois piliers de la sagesse
Pour rappel, le modèle suisse fonctionne sur trois piliers: l’AVS, assurance sociale basée sur la solidarité; le 2e pilier, système de capitalisation personnelle, et le 3e, prévoyance privée. Pour l’instant, l’assurance vieillesse et invalidité se porte bien, mais selon les projections de l’Office fédéral des assurances sociales (l’OFAS), il ne restera en 2035 que 2,1 cotisants pour financer 1 rente, contre 3,7 aujourd’hui.

 

Si plusieurs propositions ont été avancées pour équilibrer les comptes (augmentation des cotisations ou du nombre d’années travaillées, prélèvement de taxes ou participation des retraités eux-mêmes), la mesure la plus évidente est de relever l’âge de départ à la retraite. Même la France, qui détient le record plancher (60 ans), vient de voter un amendement permettant de travailler jusqu’à 70 ans, sur la base du volontariat. En Suisse, on le sait, Pascal Couchepin milite pour un seuil de 67 ans, comme le Danemark et l’Allemagne, avec flexibilité.

 

Retraite anticipée plus juste
En riposte, la gauche et les verts ont lancé l’initiative, sur laquelle nous nous prononcerons le 30 novembre, «Pour un âge de la retraite flexible.» Le texte prévoit un départ dès 62 ans, sans perte financière, «afin que les retraites anticipées, confortables quand on a un 2e et 3e pilier, ne profitent pas qu’aux riches», selon la formule de Ruth Dreifuss.

 

Comme en témoignent les réactions des Internautes, travailler plus longtemps n’est pas perçu comme une sanction, à condition que le marché permette de le faire. A quoi bon relever l’âge de la retraite si les dernières années d’activités sont à la charge du chômage ou de l’AI? Sauf que les experts sont unanimes: dans deux ou trois ans, les entreprises feront les yeux doux au plus de 60 ans. Pourquoi une telle volte-face? Parce que les jeunes actifs entrant sur le marché ne compenseront pas le départ de la génération des baby-boomers qui l’aura quitté.

 

Encourager les secondes carrières
Le financement de l’AVS étant intimement lié à la productivité, c’est donc toute notre relation au travail qu’il va falloir réajuster. Pourquoi ne pas encourager les secondes carrières ou la reconversion professionnelle facilitée aux alentours de 55-60 ans, notamment autour des services à la personne ou du mentorat? Quant à la formule emploi partiel/retraite partielle, déjà en usage, elle devrait se développer dans les années à venir.

 

Toutes ces mesures portent un nom, la flexibilité. Mais laquelle? C’est là toute la question. La 11 révision de l’AVS, suspendue au vote du 30 novembre qui pousse à la roue, devrait apporter un début de réponse.


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Faut-il forcément relever l'âge de la retraite?

Personnellement, je n'ai pas encore mon opinion sur le sujet.

Juste une réflexion : si l'on passe, pourquoi pas, l'âge de la retraite de 65 à 67 ans, que deviendront les salariés congédiés à 64 ans par exemple? Ils vont retrouver un patron pour trois ans? J'en doute plus que fortement.

N'est-on pas en train de fabriquer de nouveaux chômeurs qui, ultérieurement, deviendrons en majorité des assistés sociaux. Qu'il faudra aider grâce à nos impôts!

Ce n'est pas par manque de courage que je n'ai pas d'opinion sur le relèvement de l'âge de la retraite. En effet, choisir entre la peste et le cholera, ce n'est pas vraiment joyeux!


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