Hier a eu lieu à l’EPFL la remise par la fondation WISH (Women in Science and the Humanities) du Prix Erna Hamburger, ainsi nommé en l’honneur de la première femme professeure ordinaire à l’EPFL. Cette année le prix fut décerné à Lisa Randall , professeure de physique à l’Université de Harvard, dont la recherche concerne la physique des particules et la cosmologie. La fondation WISH a pour but de favoriser et promouvoir les carrière féminines en sciences.
En Europe, les dernières statistiques SHE 2009 montrent que les femmes obtiennent 59% de tous les diplômes en sciences, et 39% des doctorats. Mais au niveau des professeurs ordinaires, elles ne représentent que 7.2%. Au début de leur carrière, elles occupent 41% des postes scientifiques et techniques. Mais après environ 10 ans, la moitié abandonne le monde du travail, citant la durée des journées de travail, l’exclusion des réseaux d’expérience, le stress et la masse de travail. Les barrières aux carrières féminines sont réelles. La perception que les femmes sont techniquement moins compétentes perdure. Comme on leur donne moins l’occasion de « grader », elles ont moins d’expérience. La collaboration est une faculté importante, mais la promotion est basée sur la compétition. Le pouvoir n’est pas quelque chose qui se donne, mais qui doit être pris.
C’est important d’avoir plus de femmes en sciences et en technologie parce que l’impact de la recherche est différent (pensez à la médecine) sur les femmes que sur les hommes. Parce que l’utilisation des produits est différente aussi. Les femmes représentent 51% de la population, prennent 80% de toutes les décision d’achat, et achètent 57% de tous les produits électroniques. Mais seulement 5% des produits sont développés pour les femmes. Le monde actuel fait face à des problèmes globaux tels que le changement climatique, les maladies complexes et le résultat de la révolution digitale. Les personnes qui domineront les sciences vont changer le monde et les femmes ont besoin d’en faire partie.
Les barrières principales pour l’entrée des femmes en sciences sont les normes et pratiques générales, la culture parfois encore patriarcale et le manque de modèles et d’exemples. En décernant le Prix Erna Hamburger à Lisa Randall, scientifique, auteur et professeur hors pair, la fondation WISH met en évidence un excellent modèle d’une femme qui a réussi à traverser le plafond de verre.

![Krasna480_22[1]_34_0.jpg Krasna480_22[1]_34_0.jpg](http://www.lesquotidiennes.com/files/imagecache/610x370/editorialiste/Krasna480_22%5B1%5D_34_0.jpg)


Publier un nouveau commentaire