Hors-piste: Faut-il coûte que coûte porter secours aux skieurs imprudents?

Les avalanches se sont révélées meurtrières. Dans l'Oberland Bernois, une équipe de secouristes a été emportée, dont un médecin de la Rega. Bilan: 7 morts. Comment dissuader les comportements téméraires?

  • Oui

    Non

    Ne sais pas



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Secours hors piste des skieurs

Naturellement,quelle honte de s'interroger!!! si conditions le permettent évidemment.

Je ne comprends pas la

Je ne comprends pas la question. De toutes façon déjà à l'heure actuelle les secours n'interviennent pas "coute que coute". Leurs règles d'intervention existent et si les risques sont trop importants, on laisse les gens sous leur avalanche.
L'exemple dramatique de ce malheureux médecin est ridicule. Il a malheureusement été emporté dans une "suravalanche" totalement imprévisible. Il aurait tout aussi bien pu se faire renverser sur une autoroute en portant secours à un blessé (c'est déjà arrivé bien souvent).

41% de oui

Finalement 41% de personnes qui souhaiteraient que les secours interviennent "coûte que coûte", c'est à dire en prenant encore plus de risque qu'actuellement c'est énorme. On ne leur en demandait pas tant

Le tourisme est une

Le tourisme est une industrie en Suisse. Le bâtiment aussi.
Est-ce que les gens qui prétendent qu'il faut arrêter les risques pour les secouristes, prétendent-ils également qu'il faut faire de même pour les ouvriers du bâtiment ou toute autre industrie? Et qu'est-ce que les secouristes eux-mêmes en pensent?

Comportement sur les pistes de ski

"A vous, Monsieur qui en date du lundi 11 janvier sur le domaine de Villars-Les Chaux avez prétendu être le papa du jeune home qui a violemment percuté l'ami qui skiait en ma compagnie.
Votre soit disant fils skiait beaucoup trop vite et surtout sans la maîtrise suffisante de ses ski. Il a de plus voulu s'éclipser sans s'inquiéter le moins du monde de l'état de santé de la personne percutée.
Vous-même vous teniez à une distance respectable en aval et ne vous êtes pas le moins du monde soucié de ce qui venait de se passer et ce n'est qu'en bas de la piste au départ du télésiège que vous vous apprêtiez à prendre comme si rien ne s'était passé que j'ai réussi à vous interpellez afin d'obtenir vos coordonnées au cas ou des séquelles auraient subsistés suite à ce choc et a en faire assumé les coûts à votre assurance (entorse au genou gauche et une dent cassée) dont la victime légèrement commotionnée et passablement choquée n'a pris conscience et ressenti les douleurs qu'environ vingt minutes plus tard.
Quelle n'a pas été ma surprise de vous entendre me dire "ouais, le gamin il a que 14 ans, alors, il faut bien qu'il apprenne". Je laisse le soin aux lecteurs de savoir que sur les pistes il y a un jeune dont le "père" estime que c'est en percutant les autres usagers qu'il fait le meilleur apprentissage des sports de glisse. Je pense que si vous ou votre "fils" deviez passer 6 mois dans une chaise avec les deux genoux fracassés suite à une collision avec un skieur qui "doit bien apprendre", vous auriez tout le temps de méditer sur la bêtise de vos propos.
Ce qui est également très grave, c'est le comportement que vous avez eu vous, en qualité d'adulte. Votre mépris porté à la violence du choc (certains par le passé se sont pourtant soldé par le décès de la personne percutée) et surtout l'absence totale de responsabilité face à cette situation. Pour corroborer mes propos, je me réfère aux coordonnées complètement farfelues que vous m'avez laissées ainsi qu'un N° de téléphone qui n'aboutit nulle part.
Monsieur, votre inconscience, votre incivilité, votre couardise et votre manque de responsabilité civile feront qu'à l'avenir, pour le moindre choc et pour être certain de voir ces droits respectés, il faudra faire appel à la sécurité des pistes qui ont pourtant déjà suffisamment à faire.
Ce sont malheureusement de tristes individus comme vous qui feront fleurir les gendarmes sur les pistes ainsi que les contrôles radars de la même manière que ce qui a du être développé sur les routes à cause de chauffards sans scrupules et méprisant toutes les règles de la plus élémentaire sécurité.
A bon entendeur, salut…"

Le débat de savoir s'il

Le débat de savoir s'il faut porter secours aux montagnards ou pas est précisemment à l'origine de la constitutions de secours organisés, tel le peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) en France, créé à la suite d'un tragique évènement en décembre 1957. Pour secourir deux jeunes partis pour une ascension hivernale du Mont-Blanc, les autorités envoyèrent un hélicoptère militaire inadapté à la haute montagne. Il s'échoua. La tempête se leva. Pour sauver les sauveteurs d'autres alouettes furent envoyées, alors qu'une expédition terrestre organisée par Lionel Terray et des Genevois tentèrent également un sauvetage, mais sans succès. Seuls les sauveteurs seront rapatriés. Jean Vincendon et François Henry, deux jeunes alpinistes, sont morts après dix jours d'agonie. Dix jours pendant lesquels, au chaud, au coin du feu, des biens-pensants se sont demandés s'il fallait les secourir ces imprudents. Dix jours pendant lesquels depuis la vallée de Chamonix, on a suivi à la jumelle leur mort lente. Cinquante plus tard,puisse-t-elle encore raisonner dans ce que notre société compte d'humanité. Simplement d'humanité.

Porter secours est un

Porter secours est un devoir, de tout être humain pour un autre être humain. On ne demande pas aux pompiers de ne pas intervenir lorsque le feu a pris par l'imprudence d'une personne qui se serait endormie avec une cigarette...On ne demande pas aux médecins de ne pas soigner un patient atteint d'une cirrhose du foi sous prétexte que le patient en question a abusé de l'alcool sachant tous les risques de cette consommation excessive. Et pourquoi pas laisser les malades du cancer du poumon, grand fumeur, tranquillement crever...

Victimes de comportements imprudents en montagne

Il existe des règles de comportement en montagne visant à éviter autant que possible les risques, notamment dus aux avalanches. Il est évident que ceux qui se conforment à ces règles doivent être secourus gratuitement. Quant aux autres, imprudents, et bien ils doivent payer de leur poche les coûts engendrés par leur imprudence.Je ne vois pourquoi il nous appartiendrait de supporter ces coûts, qui auraient pu être évités.

Faut-il soigner les

Faut-il soigner les séropositifs ?

La question est aussi stupide que les résultats du sondage !

en tous les cas la réponse est oui !

C'est la même chose que de

C'est la même chose que de se demander si il faut porter secours à un automobiliste imprudent.
Un skieur hors-piste n'est un danger que pour d'autres personnes qui se sont aventurées en dehors des domaines sécurisée, donc des personnes qui ont accepté ce risque. Quand une avalanche atteint un domaine soit-disant sécurisé c'est au moins autant la station qui a commis une erreur que ceux qui ont déclenché l'avalanche si elle ne s'est pas déclenchée toute seule. Une piste où se produit une avalanche, déclenchée par un skieur hors-piste ou non est une piste où le travail de sécurisation n'a pas été effectué correctement.

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