«Mens sana in corpore sano.» Un esprit sain dans un corps sain. Pas besoin de traduire cette sentence latine au vingt-cinq pourcent des strip-teaseuses anglaises. Elles comprennent toutes seules. Cela ne tient pas au soin extrême que ces dames consacrent à leur plastique. Elles ont simplement fait des études assez poussées. Comment le sait-on? Par une étude, bien sûr! Une de ces études dont nos amis britanniques semblent si friands. Ils en sortent environ une par jour. Il faudra un jour mettre des experts en piste. Pourquoi, grand Dieu, sont-ce les Anglais qui tirent toujours en premier quand il s’agit de savoir le pourquoi du comment des choses? Quels sont donc les résultats de «la première étude académique (1) sur le strip-tease», publiés non pas dans «The Sun», mais dans le plutôt sérieux «The Independent»? Les effeuilleuses sont des femmes comme les autres. Elles utilisent parfois ce métier comme «une stratégie de carrière». Leur rêve reste de devenir actrices mannequins ou artistes plastiques. Se dévêtir sur scène apparaît ainsi compatible avec leur entraînement ou leurs études. D’autres font ça comme pis-aller. Ou plutôt comme le moins mal du pire. Certaines diplômées, qui n’arrivent pas à vivre de leur emploi, ou qui restent dans l’impossibilité d’en trouver un à leur niveau, préfèrent ôter le haut et le bas que de devenir serveuses dans des établissements de second (ou de troisième) ordre. Si une strip-teaseuse sur quatre dispose d’un diplôme universitaire (la philosophie ou l’histoire de l’art paient très mal), un tiers poursuit simultanément «des études à divers niveaux». Ben dites donc! C’est une vraie pépinière de cerveaux, les clubs masculins! La réhabilitation proposée par «The Independent»se révèle totale. Car elle ne s’arrête pas là! Interrogée par le quotidien, Le Dr Sanders (c’est une dame) en remet une couche. «Ces femmes assument leurs corps de manière incroyable. Elles ne se considèrent plus comme exploitées. Je pense qu’il y a comme une différence de culture générationnelle.» Qu’est-ce que ce sera dans vingt ans, si ces censeurs que sont devenues les féministes n’y mettent pas le holà? Un seul point noir, non sur la peau, mais dans la vie de ces femmes. «La plupart ne se gagnent pas autant d’argent que prévu. Elles restent donc plus longtemps dans le métier qu’elles ne l’auraient voulu au départ.» Mais, chère Dr Sanders, c’est le cas de la plupart des êtres humains! Il n’y a qu’à voir avec quelle impatience tant de gens attendent leur retraite. Il est vrai aussi que rester jusqu’à l’âge légal de la retraite dans une boîte à strip relève de l’impossible…
Les strip-teaseuses anglaises? Des universitaires

© DR



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