Les sonneries, révélateurs de personnalité

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Depuis des années, les journalistes se sont penchés sur les propriétaires de téléphones mobiles et leurs choix de sonneries. Le thème récurrent "dis moi quelle est ta sonnerie et je te dirai qui tu es" a alimenté de nombreuses chroniques, dressant des portraits souvent amusants mais assassins: "Celui ou celle qui change souvent de sonnerie est un être peu fiable, celui qui opte pour un morceau de musique classique est prétentieux, celle qui choisit le dernier tube à succès est frivole, celui qui choisit le thème musical d'un feuilleton télé compense un manque d'aventure dans sa propre vie. Ou encore, le coup de grâce: celui qui choisit une des sonneries proposées par défaut dans son téléphone est soit technophobe soit ringard  - à l'exception de l'usager iPhone dont la sonnerie par défaut "vieux téléphone" est l'essence même du cool.

 


On l'aura compris, comme pour l'habillement, le choix d'une sonnerie est l'expression de son individualité et dévoile un aspect de sa personnalité.

 


C'est le cas également dans les pays du Moyen-Orient, mais parfois avec des conséquences dramatiques.

 

A Kirkuk en Iraq, les sonneries permettent d'identifier à quel groupe ethnique et religieux appartient le détenteur d'un téléphone. Si la sonnerie patriotique d'un passager kurde se met à sonner dans un bus peuplé d'arabes et de turkmènes, cela peut déclencher une bagarre. Des brigades sunnites à Baghdad ont même été jusque dans les écoles à la recherche de sonneries "non islamiques". Un enfant dont la sonnerie était une musique pop a été giflé et battu devant ses camarardes en guise d'exemple.

 


En Afghanistan, à chaque poste de contrôle, les téléphones mobiles sont examinés pour leur contenu. Sonneries, photos et tout numéro suspect est testé par les Talibans. Si par malheur le correspondant répond en anglais, le propriétaire du téléphone est tué sur le champ.

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Emily Turrettini

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Chaque semaine, un regard sur l'actualité Internet.

Responsable de plusieurs blogs en anglais consacrés à la téléphonie mobile, regroupés sous textually.org. Co-auteur avec Cyril Fiévet de 'Blog Story', Emily Turrettini a plus d'une corde à son arc..

Questionnaire des quotidiennes

Quelle femme n'aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?

Patty Hewes.

Quel homme n'aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?

Dr House.

Le plus grand préjugé sur les femmes?

Qu'elles changent souvent d'avis

Le plus grand préjugé sur les hommes?

Qu'ils ne changent jamais d'avis.

Devise préférée?

"Stay hungry. Stay foolish." (Steve Jobs)

Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?

Trouver mon chemin sans GPS, faire un ourlet, accorder les participes passés.

Vos prochaines vacances?

New York.

Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?

Sterling Cooper Advertising, Madison Avenue New York, années 60.

Si vous étiez un objet?

Une potiche.

Votre péché mignon?

Les chips.

Le don de la nature que vous voudriez avoir?

Chanter.

Vous avez le droit d'inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?

Abigail Smith Adams, Rosa Parks, Mère Teresa.

Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte?

Regarder les séries télés sur Internet.

Votre lecture en ce moment?

"1Q84" de Haruki Murakami.

Trois choses que vous aimeriez apprendre?

L'espagnol, le code CSS, yodler.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?

New York, Los Angeles, Schonried.

Qu'est-ce que la vie a fait de vous?

Quelqu'un qui passe trop de temps sur Internet?