«L'école après l'école»: l'exemple français dont la Suisse devrait s'inspirer
| 09:42 A l'heure où l'UDC sort grande gagnante des élections nationales, ce programme pour jeunes en difficultés devrait nous inspirer, estime DIANE REINHARD.| 14-11-2007 | 09:42
A la rentrée de la Toussaint, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a lancé à grande échelle un programme intitulé «l'école après l'école» qui consiste dans la prise en charge des élèves de certains collèges sensibles après les heures normales de cours. Le programme comprend aussi bien du soutien scolaire, des activités artistiques que du sport.
L'enveloppe budgétaire s'élève à 140 millions d'euros pour payer les heures supplémentaires des enseignants et à 3,4 millions pour les autres activités. 200'000 élèves répartis dans un millier de collèges situés dans des zones sensibles, devraient ainsi pouvoir bénéficier d'heures supplémentaires dans leur établissement. Il s'agit de donner une véritable chance supplémentaire à ceux que le président de la République a baptisé les
"orphelins de 16 heures".
A l'heure où l'UDC sort grande gagnante des élections nationales, (en grande partie en raison d'une campagne orientée sur la peur, peur de la délinquance juvénile, peur de l'étranger) un tel programme pourrait bien constituer un premier pas vers une amélioration de la situation des jeunes en difficultés.
Eviter la marginalisation
L'étude des profils des adolescents délinquants démontre effectivement que la criminalité est plus marquée chez les jeunes à faible niveau de formation, le risque de dérapage augmentant encore avec la non-maîtrise de la langue, le manque d'intégration culturelle ou d'encadrement familial.
Réorienter les budgets de l'Etat vers des mesures offrant à une jeunesse laissée à elle-même un soutien institutionnalisé préventif et constructif est un moyen efficace d'éviter la marginalisation. Un objectif de Nicolas Sarkozy que les socialistes feraient bien d'intégrer dans leur programme pour regagner les voix de leur base.
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