
Les téléphones mobiles ne servent pas seulement à mettre en contact deux êtres humains (de vive voix ou par SMS), mais servent parfois à transmettre des nouvelles et apprendre à mieux connaître d'autres espèces animales: un grand requin blanc, un éléphant ou un poisson. Voici quelques-uns de mes exemples préférés de ce que les scientifiques appellent "technique mobile d'interaction entre humains et l'environnement" (human-environment mobile-based interactions).
-- Plus de 70 grands requins blancs on été équipés de puces électroniques au large des côtes de Perth en Australie. Lorsqu'un des prédateurs approche à 400 mètres de la côte et passe devant l'un des 18 récepteurs implantés dans le fond océanique, un signal est envoyé au satellite qui renvoie à son tour ces informations à des stations d’enregistrement. Un SMS est alors envoyé aux gardes côtes pour prévenir les nageurs et les faire sortir de l'eau. Le marquage des requins sert également à mieux cerner leur comportement et leur déplacement dans la région.
-- Au Kenya pour éviter que les éléphants ne détruisent les terrains cultivés à leur passage, un certain nombre d'entre eux ont été équipés de colliers GPS qui envoient des SMS aux Rangers lorsqu'ils s'approchent d'une barrière virtuelle, reflétant les limites du parc. Ces informations permettent aux Rangers de prévenir les paysans et d'intervenir avant les saccages et la tuerie des éléphants.
-- Afin de mieux connaître le déplacement des phoques au large des côtes Ecossaises, des scientifiques ont implanté des tags électroniques sous leur peau. Lorsqu'un phoque s'approchent des côtes et d'un relais cellulaire, cela déclenche l'envoi d'un SMS qui indique sa position géographique, la profondeur de sa plongée, sa vitesse de natation et le temps passé dans l'eau et hors de l'eau.
Mais une des mes expériences préférées reste celle des poissons dans le East River. Les New Yorkais peuvent envoyer un SMS avec le texte "East River" à un numéro désigné pour connaître le type de poisson qui passe sous l'eau au moment même. En nageant devant un des pôles détecteurs placés dans le fond de la rivière, les poissons sont ainsi identifiés et localisés.
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