Le "sexting" (contraction des mots "sexuel" et "texting") est l'acte d'envoyer des photos ou des vidéos sexuellement explicites entre téléphones mobiles, une pratique courante parmi les jeunes aux Etats-Unis. Mais lorsque la justice s'en mêle, les sanctions peuvent être lourdes de conséquences:
-- En Pennsylvanie, trois collégiennes âgées entre 14 et 15 ans ont été poursuivies en justice pour production et transmission de pornographie infantile après avoir pris des photos d'elles-mêmes dans des tenues dénudées, puis les avoir envoyées par le biais de leurs téléphones mobiles à six camarades de classe, eux aussi mineurs.
-- Dans le Iowa, un garçon de 18 ans a été fiché sur un registre officiel de délinquants sexuels pour avoir envoyé une photo intime de son anatomie à une amie mineure.
-- En Floride un jeune homme de 18 ans a été poursuivi pour avoir distribué de la pornographie infantile après avoir fait parvenir une photo de sa copine nue par e-mail à une dizaine de personnes. Son nom figure dorénavant sur un registre nationale de pédophiles.
Mais depuis quelques mois, avocats et législateurs sont d'avis qu'on ne peut appliquer une loi destinée à condamner des adultes qui distribuent des images de mineurs sexuellement explicites à une cyberculture pratiquée par des adolescents.
Trois Etats, le Nebraska, l'Utah et le Vermont ont déjà modifié leurs textes de lois pour (dé)pénaliser la pratique du sexting et 14 états supplémentaires sont en train de considérer d'autres sanctions que celles appliquées normalement aux auteurs de crimes de nature sexuelle.
Et cette semaine, une cours d'appel fédéral a jugé que les parents pouvaient bloquer en justice une accusation de "poursuite pour pornographie" dans les cas où il s'agit de photos/vidéos sexuellement explicites envoyés entre jeunes.
C'est encore un exemple ou la technologie a pris de vitesse les textes de loi, mais heureusement ici, la justice réagit.




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