Le soutien-gorge du futur est arrivé. Il vient du Japon

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Il faut se soutenir entre femmes. Il faut soutenir ce qui fait la féminité. C’est sans doute pour cela qu’on a inventé le soutien-gorge.



Notez que la chose n’est pas aussi ancienne qu’il peut paraître. Non pas que les seins aient mieux tenu avant. Mais il existait une véritable armature pour mettre en place ce que les prudes révolutionnaires de 1789 appelaient «les réservoirs de la maternité.» Soyons clairs. Avant, on corsetait. C’est tout juste s’il ne fallait pas une pince et des écrous pour que le buste reste en place. Impossible, ou presque, à cette époque, de faire des galipettes sans sa femme de chambre assistée d’un plombier.



On  se rapproche de notre temps? D’accord. Regardez les photos des années 1950. C’était la décennie de la guêpière. La chose fonctionnait un peu comme les vases communicants. On comprimait au milieu (la taille) pour mieux gonfler en bas (les fesses) et le haut (les seins). Il existe ainsi d’admirables images de Sophia Loren (on écrivait encore Sofia, à l’époque). Habillée par Emilio Schuberth, la diva pouvait quasi projeter des obus à la tête des journalistes. Remarquez au fait qu’ils n’en sont pas morts.



Si je vous raconte ça, c’est parce que le soutien-gorge a aujourd’hui acquis un statut quasi mythologique. Le contenant incarne désormais le contenu. Tout le monde a dans l’œil Eva Herzigova et son Wonderbra. «Regardez-moi bien dans les yeux.». J’en connais un certain nombre qui ont dû attraper des strabismes divergents…



Eh bien, bonne nouvelle, le soutien-gorge du futur est né! Sa fonction reste bien sûr toujours la même. Il s’agit d’un remonte-pente, comme sur les pistes de skis. Seulement voilà! La chose indiquera désormais aussi des intentions, comme la braguette chez les messieurs. En bien tout honneur cependant. La maison japonaise de lingerie fine Triumph International entend bien rester dans le convenable.



Mais soyons plus précis. De quoi s’agit-il? Le «Kontatsu Bra» est voué à la recherche d’un époux légitime. Le sous-vêtement porte donc l’inscription, en strass, «à la recherche d’un mari» (1). En japonais, bien sûr. Le «soutif» est également équipé d’un compteur, comme les taxis. C’est le compte à rebours que sa porteuse s’est fixé pour trouver l’âme sœur. Au moment ad hoc, celui des fiançailles, la dame appuie sur une bague fichée entre les seins. Retentit alors «La Marche nuptiale de Mendelssohn. Voilà qui est d’un goût exquis!



Pour l’instant, la chose en reste au prototype. Sûr que l’on en restera là, quel que puisse être le sentimentalisme nippon. Et puis, pensez! Comment faire quand le compte sera dépassé sans que l’homme d’une vie n’ait fait son apparition?



(1) Qui est au fait supposer lire l’inscription et dans quelles circonstances? Mystère.

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
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Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…