
L'Associated Press dans un article du 9 novembre révèle l'existence de virus informatiques qui téléchargent à l'insu d'un individu non pas des codes malicieux qui peuvent conduire à des perturbations graves de son ordinateur, voler ses mots de passes ou copier des données sensibles - mais qui téléchargent des images de pornographie infantile, permettant aux pédophiles de les consulter à distance, en toute quiétude.
Après enquête, l'auteur de cet article a retrouvé des cas où des innocents ont été accusés de pédophilie, à tort, pour avoir hébergé sur leurs ordinateurs des images de pornographie infantile. Ces personnes se sont ruinées pour prouver leur innocence - comme Michael Fiola en Floride, qui encourant une peine de 5 ans de prison, a épuisé ses économies, hypothéqué sa maison et vendu sa voiture pour payer les 250'000 dollars de frais de justice. Entre temps ses voisins ont crevé ses pneus. Il a été innocenté après une expertise sur son ordinateur au bout de 11 mois, qui a révélé que ce dernier avait été programmé pour visiter plus de 40 sites pédophiles par minute - un exploit humainement impossible.
Cet article interpelle d'autant plus qu'aujourd'hui La Tribune de Genève décrit l'audience hier à Lausanne de l’ex-cadre de la RSR qui aurait "démenti avec véhémence l'accusation d'avoir transféré des photos à caractère pédophile sur son ordinateur".
Selon l'avocat de la défense, Me Reil, à deux reprises, son client se trouvait au volant de sa voiture entre Lausanne et Pontarlier à l’heure où les images auraient été téléchargées et sa fille témoigne de sa présence à ses côtés, mais le juge "doute de la sincérité du témoignage de la fille de l'accusé, surtout" ... "cela reviendrait à admettre qu'une tierce personne à lancé la synchronisation des ordinateurs. Cette personne aurait alors dû savoir que l'accusé serait absent, et, surtout disposer de son PC de poche. Un scénario hautement invraisemblable".
Mais le scénario ne serait pas invraisemblable s'il s'agissait d'un virus.
Sans connaître les tenants et aboutissants de ce dossier, on peut simplement espérer que cette piste aura été explorée par la justice et qu'un homme ne sera pas condamné à tort.
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Pas d'anti virus au DFAE
Ouais c'est pourquoi à deux reprises le DFAE a été piraté.
Un virus?
Vous n'avez aucune idée des systèmes de firewall, antivirus, droits, filtrages etc. en vigueur dans ce genre d'entreprise.
C'est impossible de viruser un ordinateur hôte se chargeant de cette besogne au sein d'un tel réseau, mais même imaginons que ce soit possible, il serait détecté en quelques minutes et cela se serait su dans cette enquête.