L'après-crise

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On en parle beaucoup ces temps dans les journaux, au Forum des Cent, dans les séminaires… La « bonne » nouvelle semble être que la fin de la crise se dessine, ou plutôt se déplace de l’économie sur le secteur publique surendetté. La Grèce est en train de prendre les mesures nécessaires pour ramener un système social particulièrement généreux en ligne avec ses moyens, tandis que les autres pays européens prévoient des mesures d’austérité dont les effets secondaires risquent de retarder ladite reprise.

 

L’après-crise ne ressemblera en rien aux périodes précédentes parce que dans un monde globalisé et interconnecté un pays seul ne peut dominer son économie, d’où la nécessité de redéfinir une nouvelle gouvernance mondiale. Que ce soit pour la finance, l’économie, la consommation énergétique, la pollution ou le réchauffement climatique, l’avenir ne peut être envisagé sans concertation.

 

Le gouvernance mondiale des 60 dernières années a été bâtie et fortement influencée par les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale. Ce n’est déjà plus le cas, il suffit de songer à l’expansion au G 20. Si le monde va être gouverné de façon démocratique, alors nous devons accepter que les pays plus grands vont fortement peser dans les décisions au vu de leur majorité. Sans fixer de délai, il est concevable qu’une répartition nouvelle de la fortune, des ressources énergétiques et alimentaires va s’esquisser au profit des pays émergents et sous-développés. Dans ces conditions, les pays européens ne renoueront pas avec une croissance suffisante pour payer les systèmes sociaux actuels dont les déficits programmés ne feront que s’accroître avec une population vieillissante.

Les plans d’austérité qui sont en préparation ne sont que le début de ce changement de paradigme.

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Edmée Cuttat

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