Le plus étonnant dans cette histoire, c’est que les fans se montrent aussi douloureusement surpris par son dénouement. Je veux parler de la déculottée de nos footeux lors de leur première tentative de qualification pour l’Euro 2012 mardi dernier à Bâle.
En effet, pour être décu, il faut avoir de l’espoir. Or les experts du crampon n’ont cessé de nous seriner qu’à moins d’être fou, personne ne pouvait conserver ne serait-ce qu’un semblant d’illusion quant à une issue positive de cette rencontre, tant les Anglais allaient se montrer supérieurs dans tous les compartiments du jeu.
On savait donc que nos malheureux compatriotes seraient pris à la gorge d’entrée et qu’ils ne parviendraient pas à contenir les assauts furieux des perfides. A commencer par l’insaisissable et coquin Wayne Rooney, même pris en sandwich par une meute d’adversaires. Il est vrai que pour lui c'est de la roupie de sansonnet à côté des tabloïds british qui le tâclent pour ses infidélités conjugales.

Même pris en sandwich entre trois Suisses, Wayne Rooney s'en sort.
Eh bien cela n’a pas empêché les commentateurs de tout poil de se lamenter, étalant leur amertume et insistant sur la médiocrité de la Nati, comme s’il s’agissait d’un scoop. Certains allant jusqu’à oser s’en prendre au sélectionneur Hitzfeld. Car Saint-Ottmar a beau prétendre qu’il fait avec ce qu’il a sous la main, il est indéniable que son auréole pâlit de plus en plus depuis la mésaventure sud-africaine.
Bref c’est très mal parti, les Helvètes se trouvant déjà dos au mur. Et pendant que le pays déprime un max , la France exulte pour avoir enfin réussi à battre la modeste Bosnie. La presse se rengorge et jubile. Par la grâce de cette unique victoire après quatre retentissants échecs d’affilée, les Bleus ont passé de vulgaires robots sans âme ni imagination à de formidables compétiteurs, auteurs d’un redressement spectaculaire. Et tandis que l’Helvétie imagine ses pauvres Rouges quasiment privés de Pologne et d’Ukraine dans deux ans, l’Hexagone respire et voit carrément ses Bleus s’y imposer.
Faute de foot, vive le tennis !
Enfin, heureusement qu’on a le tennis pour se consoler. Parce que là, c’est juste l’inverse. Comme prévu, la déferlante tricolore sur les courts de l’US Open qui avait poussé au délire les spécialistes de la raquette s’est réduite à une minivague. La preuve, une vingtaine au départ, un seul en quarts de finale. En l’occurrence Monfils, dont Amélie Mauresmo n’hésite pas à vanter la vitesse hallucinante, le service de plomb et les coups de mutant d’une précision diabolique. D’où la remarque offusquée du commentateur d’Eurosport, se demandant pourquoi Gaël n’avait pas les honneurs de la session de nuit.
Moralité, ce joueur d’exception capable de tout a été atomisé par le Serbe Dokovic en trois coups de cuillère à pot. En revanche, chez les Suisses, c'est Noël, avec deux représentants sur six encore dans la course. Dont le très inattendu Vaudois Stanislas Wawrinka, qui a bouffé du lion jusqu’ici. Il reste à espérer qu'il réalise un nouvel exploit ce soir. Et bien entendu, le grand Rodgeur a ajouté un chapitre à sa légende en atteignant le dernier carré.
Du coup, Mats Wilander le donne vainqueur du tournoi. Ce qui ne laisse pas de m’inquiéter. Etant donné sa science confuse du pronostic, j’eus préféré qu’il nous propose un autre candidat au trophée. Nadal par exemple. Remarquez, ce n’est pas exclu, le Suédois changeant nettement plus souvent d’avis que de chemise.
Quand ces dames montrent leur culotte
A ce propos, un mot sur les fringues des combattants, l’US Open donnant également dans le défilé de mode.Tandis que Sa Gâce, plutôt terne dans journée, nous joue "Man in Black" en nocturne à l’image d'ailleurs du pitbull espagnol, le joli Novak a ajouté une touche de rouge des plus seyantes à sa tenue.

Venus la joue façon Pigalle.
Mais ce sont évidemment les dames qui font le show. A part l’élégantissime Maria Sharapova, la plus décoiffante demeure Venus Williams, qui ne déteste pas ajouter une touche de vulgarité. Pour cette édition new-yorkaise, la sulfureuse a choisi une déclinaison de fourreaux pailletés du noir au rose, qui lui moulent étroitement les fesses, quand ils ne remontent pas jusqu’à la taille à chaque service, pour dévoiler un grand panty brillant, également façon Pigalle. Avec sa robe une taille trop petite, la jeune Danoise Caroline Wozniacki ne prive pas non plus de montrer sa culotte. Même entre les jeux…






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