La danse de la séduction: un art finalement masculin

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«Voulez-vous danser avec moi?» L’affiche date de 1959, comme le film d’ailleurs. On y voyait une Bardot serpentine, bien loin de la mémère qui fêtera ses 75 ans le 28 septembre, inviter de la main le spectateur à partager un mambo de derrière les fagots. Des fagots qui sentent le bûcher, et donc le soufre.

 

Revisitée un demi-siècle plus tard par les scientifiques, l’image a perdu son innocence. Tout ça, c’est du sexe! Une étude, une de plus, tend à (vouloir) le prouver. Tiens! Pour une fois, elle ne nous arrive pas d’un pays anglo-saxon, et donc puritain. La dépêche est en effet datée de Göttingen, en Allemagne. Oui, Göttingen, la ville que chantait, il y a bien longtemps aussi, une certaine Barbara.

 

Qu’ont fait les chercheurs? Quelque chose qui se passe en fait tous les soirs sur les dancefloors. Ils ont mis une quarantaine d’hommes sur un podium. «Et maintenant dansez», comme aurait dit la fourmi de Jean de La Fontaine. Et chacun d’eux de se trémousser sur des mélodies à la mode. Avec plus ou moins de talent, comme de bien entendu.

 

Qu’en ont déduit nos surdoués de la matière grise? Que «les hommes qui savent bien se mouvoir attirent plus facilement les femmes». Vous parlez d’une découverte! Il est vrai que dans les milieux universitaires germaniques, côté professoral, on doit avoir l’impression d’accéder à un autre monde.

 

«Nous savions déjà que les femmes utilisaient des signaux classiques pour évaluer les hommes», explique avec tout le sérieux voulu le professeur Fink. «Cette étude montre que les femmes sont attirées par les compétences de danseur des hommes.» C’est le grand retour aux pulsions primitives. La jungle en appartement. Tarzan à portée de main. Les femelles «évaluent inconsciemment les mâles en termes de force et de domination symbolique, ce qui en fait ou non de bons reproducteurs.»

 

Oh là là! Mettons un peu d’ordre dans ce fatras. D’abord, ça n’a rien aujourd’hui d’inconscient. Les femmes ont des yeux pour voir. C’est plus agréable d’assister aux ébats (scéniques, bien sûr) d’un type bien dans sa peau que d’un homme ayant honte de son corps. Notez que ce ne sont pas forcément les plus beaux qui dansent le mieux. Pour les rythmes exotiques, les gros s’en tirent généralement mieux que les autres.

 

Et puis «reproducteurs»! On voit que l’Allemagne officielle, celle où il est si dur d’avorter, reste très famille. Nos intellectuels pensent en fait comme tous ces journaux féminins bas de gamme, si tartes outre-Rhin. Tout y tourne autour du berceau, garant du ciment social et pilier du foyer. En fait, avec la danse, plus ou moins liée à la nuit et à l’oubli, personne ne voit aussi loin. Il faut dire que «coucher» ne fait pas partie du vocabulaire scientifique.

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Gérard Depardieu. Avec ses 150 kilos, je n’y arriverai jamais.
 
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…