Eclipsées par l’exploit de notre héros national, la revanche des sœurs Williams sur la jeune génération et la victoire de Serena (au palmarès ATP à faire pâlir d’envie) passent complètement inaperçues.
Federer plus grand joueur de tous les temps ? Comme le dénotent nos commentateurs sportifs, impossible de comparer les champions de diverses générations, a fortiori, encore moins possible de comparer le tennis féminin au masculin.
Le tennis ? Un sport qui demandait jusqu’il y a peu : force, endurance, analyse des points faibles de l’adversaire et nerfs d’acier. Le public préférait la finale des hommes, car plus puissante, plus rapide avec des échanges à vous faire vibrer d’enthousiasme. Et pourtant, ce week-end à quelles finales avons-nous assisté.
La finale masculine a certes duré longtemps, mais était le reflet d’un nouveau jeu de lancer qu’on pourra bientôt disputer sans adversaire. Illustration : service Roddick : Ace, 137 miles à l’heure, 15-0 / ace, 136 miles à l’heure, 30-0 / etc., jeu. Parfois un retour, parfois deux et le spectacle cesse. Un match d’anthologie ?
Les sœurs Williams, longtemps décriées pour leurs muscles et leur frappe, n’ont pas les faveurs du public qui leur préfère de loin les petites top-modèles venant de l’Est. Le match ne s’est disputé qu’en deux sets ? Le public n’en a pas eu pour son argent ? Que nenni, ce week-end, ce sont elles qui ont assuré le spectacle et joué un vrai tennis de stratège, empreint de suspens et de palpitations.
Un conseil : Ces prochains temps, suivez plutôt les finales féminines et appréciez la finesse du jeu. Bientôt cette ère sera révolue et le tennis sera définitivement un jeu qui se joue tout seul que ce soit au masculin ou au féminin, pas drôle !



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