Nous vivons dans un monde globalisé, mais cela ne veut pas dire que la culture, même la culture « business » ou capitaliste, est homogène partout. En ce qui concerne la propriété intellectuelle, les Etats-Unis sont plutôt tatillons avec les pirates, la Chine beaucoup moins. Dans le domaine technologique on pense que quand la Chine aura elle-même beaucoup de brevets, elle commencera à se soucier de la protection de la propriété intellectuelle. Je n’en suis pas si sûre. Dans le domaine artistique en Chine on admire un grand peintre et puis tout le monde essaye d’en faire des copies pendant des siècles. Les copies ne sont pas dévalorisées par rapport au tableau du maître, et le copier lui rend hommage.
Dans le domaine industriel, pour faire homologuer un produit en Chine, on doit le faire certifier avec des documents et des plans en chinois. Et, oh surprise ! voilà qu’une année après on trouve les mêmes produits sur le marché chinois fabriqués par une entreprise chinoise… Inutile de mentionner que les voie juridiques pour le redressement ne fonctionnent elles non plus comme ici.
Le problème c’est que la Chine veut profiter de la globalisation quand elle lui sert, pour exporter ses produits par exemple, mais pas en appliquer les règles contraignantes qui font que chacun arrive à cohabiter. Ce n’est pas du tout surprenant que Google ai eu des problèmes avec ses employés et sa technologie en Chine. Etant donné le contrôle politique et le manque de liberté d’expression, je suis seulement surprise de l’étonnement ambiant quand Google a finalement dit « assez ! ».

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