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Apprendre à gérer son temps, pas son énergie

MANAGEMENT | 23:42  C'est la dernière nouveauté sur le marché du coaching. Tellement logique.






Madeleine von Holzen | 15-12-2007 | 23:42

Qui ne s'est jamais senti débordé? Qui a trouvé la solution? Les techniques et les appellations ont varié, les livres de management ont rempli les librairies en s'échinant sur un objectif: optimiser son temps. Aujourd'hui, le discours change, comme en témoigne la réputée Harvard Business Review. On ne gère plus son temps, mais son énergie.

 

Principe fondamental: le temps est une ressource épuisable alors que l'énergie est renouvelable. Il faut donc cesser de vouloir contrôler les heures de la journée pour se focaliser sur sa propre énergie. Car mieux gérer celle-ci induit plus de productivité et donc une économie… de temps!

 

L'énergie est présentée en quatre catégories: physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. Dormir, boire moins d'alcool, manger régulièrement et quitter son poste de travail, même brièvement, toutes les 90 à 120 minutes sont autant d'actes ayant un impact positif sur l'énergie physique, nous apprend-on.

 

Mieux comprendre la cause de ses émotions dans une journée de travail pour mieux gérer ses propres réactions, «diffuser des émotions positives aux autres en exprimant l'appréciation de leur travail» ou encore prendre de la distance lors de situations conflictuelles améliore nettement l'énergie émotionnelle. Un exemple côté mental: consacrer la première heure de la journée à l'activité la plus importante du moment au lieu de répondre à son courrier électronique donne l'agréable sentiment d'avoir été productif à 10?h déjà. Quant à l'énergie spirituelle, on l'augmente en trouvant un sens à son travail, ou au moins en se posant des questions sur ses propres priorités!

 

De nouveaux rituels
A ce stade de la lecture, on ricane devant tant de bon sens. Mais la réalité diffère de cette théorie dans de nombreuses entreprises, nous disent les experts Tony Schwartz et Catherine McCarthy. Et les programmes conduits dans des sociétés comme Sony, Deutsche Bank, Nokia ou d'autres ont permis de chiffrer l'impact positif de l'introduction de mesures «énergisantes». Elles font gagner jusqu'à 20% de productivité. «La plupart des organisations investissent dans le développement de compétences ou de savoirs de leurs employés, pas dans leur capacité à maintenir leur énergie, celle-ci étant considérée comme acquise».

 

Alors, comment changer? En établissant de nouveaux «rituels», tant au niveau individuel que des organisations. Les entreprises doivent les favoriser (salles de repos, fitness, pauses, gestion des e-mails, etc.). Et les individus admettre qu'ils peuvent aussi changer de comportement. Allez, une pause...


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