La mesure de la Banque nationale suisse (BNS) a apporté de la stabilité, déclare Mme Ineichen-Fleisch dans les quotidiens alémaniques "Tages-Anzeiger" et "Der Bund". Le cours plancher de 1,20 franc pour un euro ne correspond cependant pas à la situation sur le terrain.
"De nombreuses entreprises, particulièrement celles qui exportent en zone euro, se trouvent toujours dans une situation délicate", explique la secrétaire d'Etat à l'économie. Les dispositions de plusieurs sociétés - allongement du temps de travail, versement de salaires en euros - sont ainsi justifiées, "pour autant qu'elles soient temporaires et que les salariés soient payés en principe en francs".
Quant à une garantie d'un taux de change fixe pour l'industrie d'exportation, Mme Ineichen-Fleisch met en garde contre "ses énormes risques". Dans les années 1970 et 1980, la garantie contre les risques à l'exportation avait perdu 900 millions de francs. La perte serait encore plus élevée actuellement au vu des volumes d'affaires actuels, souligne-t-elle.













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