
« Le sexe n’est pas un critère déterminant pour la prochaine élection au Conseil fédéral ». Le politologue Pascal Sciarini ne pense pas que l’effet femme jouera cette fois. Il cite les critères linguistiques et partisans comme prépondérants. « Une femme a cependant toutes les chances d’être élue. Si elle correspond aux critères et si en plus elle est qualifiée, je ne vois pas ce qui pourrait s’opposer à son élection. Dans un gouvernement composé de sept Conseillers fédéraux, il faut de toute façon qu’il soit majoritairement masculin ou féminin».
Une prépondérance de femmes à l’Exécutif, cela modifierait-il la direction du pays ? «Peut-être les femmes exercent-elles le pouvoir de façon plus consensuelle ? », avance Pascal Sciarini, tout en soulignant le caractère intuitif de son analyse. «Leur direction pourrait être un peu plus basé sur la recherche de compromis, et un peu moins sur des dérives narcissiques ou des problèmes d’égo à assouvir.»
Une chose est certaine, aux yeux du politologue : « une majorité de femmes au gouvernement donnerait une image intéressante de la Suisse. Dans un pays conservateur comme le nôtre, ce serait une force symbolique importante. Cela montrerait aux femmes, et à tous, qu’une carrière politique est possible dans ce pays. »
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Femmes, femmes, femmes. Le narcissisme n'est pas forcément un défaut. On peut se regarder tout en étant ouvert à l'autre. Les femmes, pas toutes, ont une approche plus attentives et larges des dossiers. Elles sont capables de surprendre. Ce que peu d'hommes arrivent à faire, bien trop calés dans leurs certitudes toutes masculines. Et un homme qui se comporte comme une femme a beaucoup de peine à se faire estimer de ses collègues masculins, voir d'une frange féminine qui ne comprend pas son système d'agir différant des autres mâles. Et pourquoi pas 4 femmes au Conseil fédéral? On a bien eu 7 hommes durant très longtemps...
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