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Les femmes majoritaires au gouvernement: «Moins de dérives narcissiques!»

Débat | 15:59  Pascal Sciarini, directeur du département de science politique de l’université de Genève, pense que les femmes ont plus l'art du compromis dans l'exercice du pouvoir. Quatre femmes au Conseil fédéral serait un symbole fort dans un pays conservateur.



Pascal Sciarini, directeur du département de science politique de l’université de Genève. Magali Girardin
Pascal Sciarini, directeur du département de science politique de l’université de Genève. Magali Girardin


Chantal Savioz | 25-06-2009 | 15:59

« Le sexe n’est pas un critère déterminant pour la prochaine élection au Conseil fédéral ». Le politologue Pascal Sciarini ne pense pas que l’effet femme jouera cette fois. Il cite les critères linguistiques et partisans comme prépondérants. « Une femme a cependant toutes les chances d’être élue. Si elle correspond aux critères et si en plus elle est qualifiée, je ne vois pas ce qui pourrait s’opposer à son élection. Dans un gouvernement composé de sept Conseillers fédéraux, il faut de toute façon qu’il soit majoritairement masculin ou féminin».

 

 

Une prépondérance de femmes à l’Exécutif, cela modifierait-il la direction du pays ? «Peut-être les femmes exercent-elles le pouvoir de façon plus consensuelle ? », avance Pascal Sciarini, tout en soulignant le caractère intuitif de son analyse.  «Leur direction pourrait être un peu plus basé sur la recherche de compromis, et un peu moins sur des dérives narcissiques ou des problèmes d’égo à assouvir.»
Une chose est certaine, aux yeux du politologue : « une majorité de femmes au gouvernement donnerait une image intéressante de la Suisse. Dans un pays conservateur comme le nôtre, ce serait une force symbolique importante. Cela montrerait aux femmes, et à tous, qu’une carrière politique est possible dans ce pays. »


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