
Suzette Sandoz n’y va pas par quatre chemins: «Elire une personne en fonction de son sexe, c’est attentatoire à sa personnalité. Que le successeur de Pascal Couchepin soit un homme ou une femme n’a strictement aucune importance. Ce critère n’a jamais permis de calibrer une personne.»
L’ex conseillère nationale vaudoise ne cache pas sa préférence pour la libérale genevoise Martine Brunschwig Graf. «Qu’elle soit la première ou la septième femme à entrer au Conseil fédéral n’importe guère. L’essentiel à mes yeux c’est qu’une libérale de sa compétence soit élue.»
Suzette Sandoz reconnaît du bout des lèvres qu’un Gouvernement majoritairement féminin en Suisse n’est «pas tout à fait anodin». «De là à dire que c’est historique, méfions-nous tout de même!», enchaîne la dame. «Ne trouvez-vous pas amusant que tout ce qui est soi-disant «historique», s’avère surtout très médiatique? Personnellement la transformation des femmes en objets médiatiques m’agace profondément.»
Suzette Sandoz reconnaît cependant une façon plus féminine de gouverner. «Elles ont peut-être un lien plus direct avec les gens. Elles apparaissent aussi moins sensibles à la hiérarchie ou à des rivalités stériles. Est-ce lié à une nature différente ou à la nouveauté de l’accessibilité au pouvoir? Je ne saurais dire avec certitude!»
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