Dans le monde des sciences et de la technologie la sous représentation de la gente féminine fait couler beaucoup d’encre. D’abord les constats, puis les mesures incitatives pour remédier à cet état de fait. Mais la présence des femmes à la conférence LIFT qui se tient ces jours à Genève est tout à fait réjouissante et semble contredire les statistiques navrantes dont on nous abreuve. D’un point de vue participation, il n’y a rien à redire. Mais plus important, d’un point de vue des intervenantes – c’est tout à fait exceptionnel.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas LIFT – c’est un grand rassemblement annuel à Genève de personnes qui s’intéressent à l’impact de la technologie sur la société (www.liftconference.com), et les conférences sont disponibles sous forme vidéo sur leur site. Sous le slogan « que peut faire le futur pour vous ? », le thème de LIFT10 est orienté sur les réseaux sociaux, raison probable de la forte présence féminine parmi les conférenciers. La session « l’ancien nouveau média » a été animée par Catherine Lottier (Canal+), Virginia Mouseler (The WIT) et Mercedes Bunz (The Guardian). Conclusion en bref : la tendance va vers des genres hybrides à l’interface du contenu télévisé et de l’univers digital, que ce soit par immersion, simulation, échantillonnage ou culture du commentaire. Rafah Harfoush, qui a travaillé sur la campagne internet de Obama, et Claudia Sommer de Greenpeace ont admirablement montré comment on passe d’une campagne politique sur Facebook à un activisme citoyen.
La session sur ce qui se passe dans les communautés en ligne est également animée par trois femmes d’exception. C’est peut-être le sujet des réseaux sociaux qui est plus abordable que la physique des particules, mais c’est rassurant de voir autant de femmes activement engagées dans les nouveaux médias.

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