En défense du bon scolaire | Les Quotidiennes

08/01/2009 17:25
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En défense du bon scolaire

CHRONIQUE | 11:03  La comparaison et la concurrence entre les écoles ne peut qu’améliorer l’excellence des institutions.






Beth Krasna | 27-08-2008 | 11:03

Avec la rentrée, les esprits ont tendance à se focaliser sur l’école, et je ne parle pas seulement des parents et des élèves. Plusieurs initiatives et projets pour réformer ou transformer l’école publique sont en discussion. Qu’il s’agisse de HarmoS au niveau fédéral, Ecole 2010 au niveau vaudois, ou du bon scolaire – à l’étude ou déposé dans plusieurs cantons, l’éducation et le système d’éducation font l’objet de nombreuses prises de position en ce moment.

 

Dans un monde globalisé, hétérogène et individualisé, il est illusoire de penser qu’une pointure convient à toutes les tailles. Afin de favoriser le développement de son enfant, le choix de l’établissement scolaire semble très attractif, voire même nécessaire. Mais il y a une autre très bonne raison de soutenir le bon scolaire: toutes les écoles ne sont pas au même niveau de qualité. Le choix n’est pas seulement entre l’école publique et l’école privée, mais aussi entre les institutions publiques: la comparaison et la concurrence entre les écoles ne peut qu’améliorer l’excellence des institutions. Cela marche pour le sport, cela marche pour les Hautes Ecoles, il n’y a aucune raison que cela ne marche pas pour l’école publique.

 

Les associations privées se sont prononcées contre le bon scolaire, parce qu’elles craignent le contrôle de l’état. C’est ce qui s’est passé en France – et on ne distingue pratiquement plus de différences entre les écoles françaises. Les écoles privées suisses ne seraient pas contre le bon scolaire si on pouvait leur assurer que l’Etat n’imposerait pas une standardisation. En effet, tout l’intérêt de l’exercice est de garder les spécificités entre les écoles. L’école publique du 20e siècle tentait d’instaurer un système qui permettait d’éduquer largement la masse des enfants. Aujourd’hui tout devient personnalisation – si l’école suit les tendances de la société, nous risquons bien de finir le 21e siècle avec une éducation à la carte.


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