Elle noie sa fille, elle tue son amant, aux abris les femmes sont devenues des tueuses!

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Une frayeur en lisant les gros titres de la semaine dernière, l’émancipation passerait-elle aussi par une augmentation inquiétante des meurtres commis par les femmes?

 

Il est difficile d’imaginer que celles qui sont programmées pour donner la vie commettent l’acte inverse, où alors, au pire cela se justifie-t-il par le désespoir. Impossible qu’il s’agisse de violence pour la violence!

 

Observons les statistiques du meurtre
Tout d’abord, en Europe, nous risquons beaucoup moins qu’ailleurs de trépasser par homicide, la palme revenant à l’Amérique du Sud, à l’Afrique du Sud et aux pays de l’Est. Par 100'000 habitants, on passe de 114 homicides au Salvador à 0.7 en France. Ces taux très élevés sont liés aux inégalités sociales, au trafic de drogue, aux gangs, en excluant les pays en guerre.

 

En ce qui concerne les homicides commis par des femmes dans les pays occidentaux, les statistiques varient à quelques pourcents près, ce qu’on peut ramener à environ 1 meurtrière pour 9 meurtriers, sans augmentation notoire ces dernières années, nous voilà rassurées, le meurtre n’est pas lié à l’émancipation.

 

 

Pouvons-nous alors affirmer que le motif de ces meurtres est l’auto-défense et le désespoir ?
Il existe très peu d’études concernant le meurtre féminin, car le phénomène n’est pas considéré comme une menace pour la société, quelques analyses cependant proviennent du Canada et de France. En ce qui concerne les meurtres liés aux violences conjugales, environ 30 % des homicides, la femme finit souvent par tuer pour se protéger des agressions répétées du conjoint qui agit lui par pure conviction d’avoir le droit de dominer son épouse. Donc, bats ta femme tous les matins, reste ancré dans l’inconscient de l’homme, en tous les cas dans celui des sujets qui nous intéressent.

 

Par contre, en ce qui concerne les autres homicides, pas de différence notoire entre hommes et femmes. Les motifs semblent être les mêmes, attention tenez-vous bien: selon les chiffres moyens des années 1990 du FBI, 11 % des serial killers sont des femmes, donc même proportions que pour les meurtrières en général. De quoi, nous enlever un beau cliché sur la femme gentille, gentille !

 

Consolation tout de même, avec 10 %, les femmes n’occupent qu’une place marginale sur la scène du crime, 30 % d’entre elles agissent par auto-défense et pratiquement aucune ne récidive contrairement à leur comparses masculins (les serial killers exceptées).

Alors, ces cas qui occupent la Une des journaux, des homicides de victimes où des meurtres crapuleux ? Cher à parier que les psychiatres auront le dernier mot !

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