Du sein flottant au sein comprimé

dumont2_39_0.jpg

© DR

Rappel de l’enfance, les fortes poitrines font, paraît-il, rêver les hommes. Surtout les Américains, à qui leurs épouses causent souvent des misères. On ne peut pourtant pas dire que les pauvres chéris soient comblés par le cinéma actuel. S’il y a bien un endroit où tout ne soit pas encore en 3D, c’est bien trente centimètres en dessous du visage des actrices. Il semble loin, le temps des Anita Ekberg et des Jayne Mansfield (1). Encore plus loin, celui où une certaine Gina italienne donnait la moitié de son nom aux «lollos».

 

 

Est-ce à dire que les femmes à forte poitrine se font rares? Pas du tout! On ne sait simplement pas les mettre en valeur. Une enquête, anglaise comme bien souvent, vient de le prouver chiffres à l’appui. Seul, le 29% de ce que mon grand-père appelait «les avantages» sont correctement mesurés dans les boutiques spécialisées. Autant dire que le reste flotte ou se retrouve compressé comme les vêtements dans la valise au retour des vacances.

 

 

Comment les recherches se sont-elles déroulées? Très simple. Le groupe de consommateurs (en l’occurrence plutôt de consommatrices) Wich? a été fureter partout. Pas dans les décolletés, je vous rassure. Plutôt dans les magasins. Il a vu comment les clientes étaient traitées. Les enquêteuses se sont en effet fait passer pour telles. Elles ont en prime rencontré d’autres acheteuses, qui leur ont raconté leurs mésaventures précédentes. Eh bien, c’est édifiant!

 

 

Le plus étrange, pour les cobayes a été la différence de mesure d’un endroit à l’autre. Une brave Anglaise, envoyée par Wich?, a ainsi découvert qu’on lui avait compté 90 centimètres dans un endroit et 105 dans un autre. Une septuagénaire du groupe s’est dite surprise, comme on dit toujours quand on se sent profondément indigné, qu’une vendeuse ait osé lui proposer un modèle «à effet Wonderbra». Il y en a pourtant qui se seraient senties flattées. «J’ai dit, regardez-moi dans les yeux» (2)

 

 

Que déduire de tout cela? Que les marques elles-mêmes ne sont pas en faute. Elles fournissent, à tous les prix, des modèles pour chacune. Le maillon faible, comme on dit à la TV, ce sont les vendeuses. Elles s’en foutent. Elles aussi ont pourtant des seins. En prennent-elles aussi peu de soins? S’agit-il de crypto-féministes de l’époque dure, celle qui organisait des «brass burnings», autrement dits des autodafés de soutien-gorge? Réponse au prochain épisode.

 

 

Au fait, en Suisse, comment cela se passe-t-il?

 

 

(1) Il nous reste évidemment Pamela Anderson. Mais, soit dit entre nous, s’agit-il d’une actrice? Cette poupée gonflable est-elle même vraiment une star?
(2) Je fais bien sûr allusion au slogan publicitaire prêtée, en son temps, à la blonde Eva Herzigova.

Publier un nouveau commentaire

Etienne Dumont

© DR

La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

Lire la suite

Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Gérard Depardieu. Avec ses 150 kilos, je n’y arriverai jamais.
 
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…