Une personne sur dix a déjà fait l’objet de harcèlement obsessionnel
COMPORTEMENT | 06:00 C’est pour du stalking que l’ex-compagne de Roland Nef aurait déposé plainte. Un phénomène dont 80% des victimes sont des femmes.
Sandra Weber | 25-07-2008 | 06:00
Le stalking? Rien à voir avec le nordic walking, n’en déplaise à notre chroniqueuse l’humoriste Claude Inga-Barbey. Dans le jargon des milieux concernés par cette problématique, stalking, littéralement «s’approcher à pas feutrés», signifie harcèlement obsessionnel. Un comportement qu'aurait eu le chef de l'armée suisse Roland Nef à l'égard de son ex-compagne.
Mais en Suisse, on connaît encore peu cette expression. C’est en effet seulement depuis le 1er juillet 2007 qu’un article du code civil distingue clairement ce comportement d’attitudes répréhensibles comparables, comme la menace ou la contrainte.
De quels actes parle-t-on?
Le stalking englobe toute une panoplie de comportements importuns comme l’envoi de messages non désirés, démultipliés par les nouveaux moyens de communication (e-mail, sms, appels masqués), vol de courrier, surveillance, cadeaux non désirés, utilisation abusive du nom de la victime etc. Le harceleur est souvent un ex-partenaire incapable de gérer ses émotions face à une rupture sentimentale. Plus rarement un admirateur.
Les harceleurs sont en majorité des hommes
Pourquoi parler des stalkers aux masculins? Parce que 80% d’entre eux sont des hommes. Et 80% de leurs victimes des femmes. En Suisse, aucune étude n’a été faite sur la question. Mais des enquêtes effectuées en Allemagne et en Grande-Bretagne montrent qu’environ 12% des personnes interrogées ont subi ce type de comportement au moins une fois dans leur vie. Avec pour conséquence des maux psychiques comme des troubles du sommeil ou de l’anxiété, et un espace de liberté restreint.
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