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De l’impact judiciaire des petites culottes

| 06:05  La petite actualité féminine de la planète.






Etienne Dumont | 15-02-2010 | 06:05

Savez-vous quel est, sans nul doute, le sujet préféré des auteurs de dépêches dites «légères»? Si vous voulez mon avis, il s’agit des petites culottes. Accolés, les deux mots possèdent un pouvoir véritablement magique. Vous tombez sur eux et vous commencer à lire. Je vais donc bien évidemment vous raconter une histoire, où ces vêtements nous révéleront les dessous de l’affaire.

 

Nous sommes à Castres. Pas Castres comme castration. Il s’agit bien là de la douce ville du sud de la France. L’an dernier, la cité vivait dans la terreur. Ce n’est pas Jack l’Eventreur qui sévissait, mais l’ignoble, le terrible, l’insaisissable arracheur de petites culottes. L’homme n’a-t-il pas agressé, entre l’automne 2008 et octobre 2009 dix femmes en pleine rue? Et nous ne savons sans doute pas tout.

 

Ne croyez pas que ces malheureuses aient été attaquées de nuit, dans des venelles obscures, alors que nul piéton secourable ne se profile à l’horizon. Le pervers (un homme arrachant des petites culottes ne saurait constituer qu’un pervers) opérait en plein jour, «au gré de ses pulsions». «M, le maudit», quoi!

 

La dixième agression a été fatale à l’individu. C’était celle de trop. Celle qu’il s’agissait de ne pas commettre. En octobre dernier, le triste sire a été émoustillé par une passante. Elle promenait son enfant en poussette, ce qui doit probablement constituer un plus érotique. Bref, il s’est attaqué à cette agnelle. D’un geste vif, parce qu’exercé, il a tiré la petite culotte jusqu’aux talons de sa victime. Puis il s’est enfui. Avec un rire sardonique, probablement.

 

Evidemment, ce monsieur aurait dû prendre à pied sa poudre d’escampette. En voiture, c’est moins discret. Un témoin du drame l’a suivi et il a noté le numéro d’immatriculation. La police n’a plus eu à cueillir l’homme comme un fruit mûr. Elle a découvert à sa stupéfaction, que l’individu, âgé de 29 ans, était marié et père d’une petite fille. On s’imagine en effet, depuis les films allemands des années 20, qu’il s’agit toujours de solitaires ravagés par des tics et si possible un peu bègues.

 

On en arrive aujourd’hui aux procès des culottes. Ce ne sont bien entendu pas elles qui sont sur le banc des accusées, mais l’homme, qui attend son jugement. Le procureur réclame un an suivi de socio-judiciaire, ce qui ne veut pas dire grand-chose. Si l’individu refuse, ce sera la prison. Ferme.

 

Personne n’a apparemment eu l’idée d’admirer le patient qui arrive encore à croiser des femmes en jupes et ce en plein hiver. Parce que retirer un slip d’un pantalon sans ôter celui-ci exigerait une dextérité incomparable. Essayez avec vos Calvin Klein, dont le logo dépasse sur votre petit ventre. Vous constaterez votre douleur. Pour tout dire, si vous y parvenez, vous être mûre pour monter un numéro au Cirque Knie.


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