De l’impact judiciaire des petites culottes

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Savez-vous quel est, sans nul doute, le sujet préféré des auteurs de dépêches dites «légères»? Si vous voulez mon avis, il s’agit des petites culottes. Accolés, les deux mots possèdent un pouvoir véritablement magique. Vous tombez sur eux et vous commencer à lire. Je vais donc bien évidemment vous raconter une histoire, où ces vêtements nous révéleront les dessous de l’affaire.

 

Nous sommes à Castres. Pas Castres comme castration. Il s’agit bien là de la douce ville du sud de la France. L’an dernier, la cité vivait dans la terreur. Ce n’est pas Jack l’Eventreur qui sévissait, mais l’ignoble, le terrible, l’insaisissable arracheur de petites culottes. L’homme n’a-t-il pas agressé, entre l’automne 2008 et octobre 2009 dix femmes en pleine rue? Et nous ne savons sans doute pas tout.

 

Ne croyez pas que ces malheureuses aient été attaquées de nuit, dans des venelles obscures, alors que nul piéton secourable ne se profile à l’horizon. Le pervers (un homme arrachant des petites culottes ne saurait constituer qu’un pervers) opérait en plein jour, «au gré de ses pulsions». «M, le maudit», quoi!

 

La dixième agression a été fatale à l’individu. C’était celle de trop. Celle qu’il s’agissait de ne pas commettre. En octobre dernier, le triste sire a été émoustillé par une passante. Elle promenait son enfant en poussette, ce qui doit probablement constituer un plus érotique. Bref, il s’est attaqué à cette agnelle. D’un geste vif, parce qu’exercé, il a tiré la petite culotte jusqu’aux talons de sa victime. Puis il s’est enfui. Avec un rire sardonique, probablement.

 

Evidemment, ce monsieur aurait dû prendre à pied sa poudre d’escampette. En voiture, c’est moins discret. Un témoin du drame l’a suivi et il a noté le numéro d’immatriculation. La police n’a plus eu à cueillir l’homme comme un fruit mûr. Elle a découvert à sa stupéfaction, que l’individu, âgé de 29 ans, était marié et père d’une petite fille. On s’imagine en effet, depuis les films allemands des années 20, qu’il s’agit toujours de solitaires ravagés par des tics et si possible un peu bègues.

 

On en arrive aujourd’hui aux procès des culottes. Ce ne sont bien entendu pas elles qui sont sur le banc des accusées, mais l’homme, qui attend son jugement. Le procureur réclame un an suivi de socio-judiciaire, ce qui ne veut pas dire grand-chose. Si l’individu refuse, ce sera la prison. Ferme.

 

Personne n’a apparemment eu l’idée d’admirer le patient qui arrive encore à croiser des femmes en jupes et ce en plein hiver. Parce que retirer un slip d’un pantalon sans ôter celui-ci exigerait une dextérité incomparable. Essayez avec vos Calvin Klein, dont le logo dépasse sur votre petit ventre. Vous constaterez votre douleur. Pour tout dire, si vous y parvenez, vous être mûre pour monter un numéro au Cirque Knie.

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Gérard Depardieu. Avec ses 150 kilos, je n’y arriverai jamais.
 
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…