La liste d'attente de la crèche étant à peine moins longue que celle des candidats au Conseil National, l'alternative est: la liste d'attente auprès des mamans de jour. Enfin, accueillantes en milieu familial, ou quelque chose comme ça. Et pas n'importe lesquelles: elles doivent être inscrites auprès du réseau de la commune et avoir suivi des cours. Sinon: pas le droit de garder des enfants contre rémunération. Du moins dans le canton de Vaud.
Bref, cette autre liste d'attente est peut-être longue comme... celle des candidats vaudois au Conseil National. La légende urbaine veut qu'il faille relancer régulièrement la responsable de la liste afin de maximiser ses chances. Quelques temps après mon premier appel, je retente le coup.
Moi:
- Bonjour, j'ai déjà appelé et on m’a dit que la liste d’attente était très longue, qu’en est-il maintenant? J’ai urgemment besoin d’une accueillante de jour pour ma fille, trois jours par semaine.
La dame:
- Ah trois jours par semaine, quand-même !
Moi:
- Réflexion-intérieure-à-ne-pas-exprimer-de-peur-de-vexer-la-dame-et-se-retrouver-en-queue-de-liste: "Ben si c’était juste une soirée par mois, ça s’appellerait du baby-sitting!"
La dame:
- Et elle a quel âge, votre fille?
Moi:
- Bientôt sept mois.
La dame:
- Ah ben elle est vraiment petite !
Moi:
- Réflexion-intérieure-à-ne-pas-exprimer-de-peur-de-vexer-la-dame-et-se-retrouver-en-queue-de-liste: "Ben ouais quand elle aura 18 ans en principe je n’aurai plus besoin de vos services".




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