Chronique d'une jeune maman: "Trois jours par semaine, quand-même!"

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La liste d'attente de la crèche étant à peine moins longue que celle des candidats au Conseil National, l'alternative est: la liste d'attente auprès des mamans de jour. Enfin, accueillantes en milieu familial, ou quelque chose comme ça. Et pas n'importe lesquelles: elles doivent être inscrites auprès du réseau de la commune et avoir suivi des cours. Sinon: pas le droit de garder des enfants contre rémunération. Du moins dans le canton de Vaud.

 

Bref, cette autre liste d'attente est peut-être longue comme... celle des candidats vaudois au Conseil National. La légende urbaine veut qu'il faille relancer régulièrement la responsable de la liste afin de maximiser ses chances. Quelques temps après mon premier appel, je retente le coup.

 

Moi:
- Bonjour, j'ai déjà appelé et on m’a dit que la liste d’attente  était très longue, qu’en est-il maintenant? J’ai urgemment besoin d’une accueillante de jour pour ma fille, trois jours par semaine.

 

La dame:
-  Ah trois jours par semaine, quand-même !

 

 


Moi:
-    Réflexion-intérieure-à-ne-pas-exprimer-de-peur-de-vexer-la-dame-et-se-retrouver-en-queue-de-liste: "Ben si c’était juste une soirée par mois, ça s’appellerait du baby-sitting!"

 


La dame:
- Et elle a quel âge, votre fille?

 

 

 

Moi:
-    Bientôt sept mois.

 

La dame:
-    Ah ben elle est vraiment petite !

 

Moi:
-    Réflexion-intérieure-à-ne-pas-exprimer-de-peur-de-vexer-la-dame-et-se-retrouver-en-queue-de-liste: "Ben ouais quand elle aura 18 ans en principe je n’aurai plus besoin de vos services".

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Sandra Weber

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Née il y a un peu plus de trente ans à Yverdon. Etudes de Lettres à Lausanne, dont une année passée à l’Université de Bologne. Commence le métier de journaliste à La Presse Nord Vaudois à Yverdon en 2002, au temps où les journalistes dessinaient encore les pages au crayon et découpaient les dépêches d’agence imprimées sur du papier.

Déménage sur la Riviera, rejoint la rédaction régionale de 24heures, puis l’équipe des Quotidiennes à Genève, puis Lausanne.

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Le questionnaire des quotidiennes

Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras? 
La complice d’un pédophile.
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras? 
Un grand criminel.
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Qu’elles sont plus sensibles que les hommes.
Le plus grand préjugé sur les hommes?
Qu’ils ne sont pas capables de s’occuper d’un nouveau-né.
Devise préférée?
Aide-toi, et le Ciel t’aidera.
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Aucune qui me handicape. J’aurais aimé savoir jouer du piano, malheureusement le solfège est ma hantise.
Vos prochaines vacances?
Quelque part pas très loin.
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand ?
En Toscane au temps des poètes du Trecento. Pour savoir comment ils composaient, ce qui les inspirait et quel était leur véritable rapport aux femmes. Mais aussi comment se déroulait leur vie de tous les jours: ce qu’ils mangeaient, comment ils s’habillaient, de quoi ils vivaient. Je donnerais beaucoup pour y aller.
Si vous étiez un objet?
Une touche de piano.
Votre péché mignon?
Les caraks. Un régal absolu, mais uniquement si élaboré en confiserie. J’ai quelques bonnes adresses.
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité.
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Dante Alighieri me suffirait. Catherine de Médicis et Simone de Beauvoir.
Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Si j’en ai honte je ne vais pas le raconter !
Votre lecture en ce moment?
J’ai commencé quatre livres qui n’avancent pas du tout au même rythme. Les contes de l’Alhambra de Washington Irving, entamé il y a trois ans afin de prolonger un voyage à Grenade. Les contes de Franz Weber, Entre chien et loup, qui plongent le lecteur dans un monde baroque totalement apaisant. Je me suis laissé prendre par l’univers de la série de Camilla Läckberg, j’en suis au deuxième tome et c’est sans doute celui que je terminerai le plus rapidement. Mais au fond le livre qu’il m’importe le plus de terminer, en ce moment, c’est Il disprezzo, d’Alberto Moravia, le livre qui a inspiré le fameux film Le Mépris. Le genre de bouquin dont on redoute la dernière page tellement il nous parle.
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
Le piano, le cheval et des tas formations en tout genre.
Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Drôle de question ! Je suis Suisse, mais je ne peux pas dire que j’adore Genève,  même si j’aime bien cette ville. J’adore la Riviera vaudoise. Et les rives du lac de Neuchâtel.
Qu'est-ce que la vie a fait de vous?
Quelqu’un de loyal.