Mais que fait le MCG ?

Le 25 novembre, c’était la Journée mondiale contre la violence faite aux femmes. Une violence souvent bien cachée derrière les murs des foyers : en Suisse, deux femmes sont tuées chaque mois dans un contexte de violence domestique. Et une sur cinq est violentée par son conjoint au cours de son existence.
Le mur du silence et de la honte s’est tout de même -un peu fissuré- et la Suisse a opté pour plusieurs nouveautés : poursuite d’office des délits de violence dans le couple, Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions, service de lutte contre la violence au Bureau fédéral de l’égalité et possibilité d’expulser immédiatement du domicile l’auteur de violences domestiques.
N’empêche, les moyens manquent pour prévenir la violence et appliquer la loi. Laquelle loi pénalise en outre les femmes migrantes victimes de violence conjugale. Trop souvent, les femmes originaires de pays hors UE qui se font battre par leur conjoint sont placées devant ce non-choix : les coups ou l’expulsion.
C’est pourquoi je suis intervenue au Conseil national afin d’améliorer la protection de ces femmes (voir ma motion). Malgré le rejet de ma motion, le Conseil fédéral œuvre à changer les choses. Et suite à mon initiative parlementaire, le Parlement a adopté en septembre dernier une norme du Code pénal qui réprime explicitement une forme de violence particulièrement cruelle et longtemps tue dirigée contre les femmes migrantes : les mutilations génitales féminines, dont l’excision.
Un autre solide tabou concerne les salaires, dans un pays où avouer combien l’on gagne est pire que de se dénuder. L’OFS vient cependant de publier les derniers chiffres généraux de son enquête sur la structure des salaires.
Résultat : en 2010, les femmes ont gagné 18.4% de moins que les hommes. Et le salaire médian des cadres supérieurs et moyens reste le double de celui des femmes sans fonction de cadre. Les femmes migrantes sont, là aussi, tout spécialement discriminées : dans les emplois peu qualifiés, les Suisses bénéficient d’un salaire supérieur de 2.9% à celui des titulaires de permis d’établissement. Et par rapport aux frontaliers et frontalières, ils perçoivent 7.8% de plus…
Comme quoi l’insécurité n’est pas la plus forte en pleine rue, et les profiteurs du système ne viennent pas tous de France voisine. D’ailleurs, contre la violence faite aux femmes et l’inéquité des salaires… que fait le MCG ?
Maria Roth-Bernasconi, conseillère nationale





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Liliane Maury Pasquier et Maria Roth Bernasconi

© DR

La chronique à quatre mains de Maria Roth-Bernasconi et Liliane Maury Pasquier

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L'interview de Liliane Maury Pasquier

 

Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?

 Margareth Thatcher.

 

Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?

Christoph Blocher.

 

Le plus grand préjugé sur les femmes?

Qu’elles sont forcément moins compétentes que les hommes.

 

Le plus grand préjugé sur les hommes?

Qu’ils sont forcément plus compétents que les femmes.

 

Devise préférée?

« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. » (Montesquieu)

 

Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?

Réparer mon vélo, anticiper, voir sans lunettes.

 

Vos prochaines vacances?

Une escapade à deux en France, après les élections.

 

Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand ? 

 A la Renaissance, au 16e siècle, pour retrouver le foisonnement créatif si bien rendu dans les livres d’Anne Cunéo (Le Trajet d’une rivière, Objets de splendeur, Un monde de mots).

 

Si vous étiez un objet?

Un livre (ouvert, bien sûr!).

 

Votre péché mignon?

Une bonne tablette de chocolat extra-noir avec des éclats de caramel salé.

 

Le don de la nature que vous voudriez avoir?

De bons yeux, tu sais (j'aurais aimé ne pas devoir porter des lunettes depuis l’âge de 4 ans!).

 

Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?

Martin Luther King, Simone de Beauvoir et Montaigne.

 

Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…

 Passer une journée en pyjama.

 

Votre lecture en ce moment?

Divers quotidiens, hebdomadaires et autres rapports!

 

Trois choses que vous aimeriez apprendre?

Parler l’espagnol, perfectionner mes danses bretonnes, cuisiner plein de nouvelles recettes.

 

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?

En Bretagne, à Montréal, en Suède.

 

Qu’est-ce que la vie a fait de vous?

Votre voix au Conseil des Etats! 

 

 

L'interview de Maria Roth-Bernasconi

Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras? 

La femme de Kadhafi.

 

Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras? 

Outre évidemment Kadhafi, Christophe Mörgeli, un affreux UDC suisse

 

Le plus grand préjugé sur les femmes? 

Qu’elles sont émotives plutôt que rationnelles.

 

Le plus grand préjugé sur les hommes? 

Qu’ils sont forts et ont tous envie de faire carrière sans tenir compte de leur vie familiale.

 

Devise préférée? 

« C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore » (Anatole France).

 

Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?

 Réparer des prises électriques, lire des documents et écouter de la musique en même temps, lire les plans de réseaux et les affichages des Transports publics genevois (c’est écrit beaucoup trop petit et j’ai une mauvais vue!).

 

Vos prochaines vacances?

 Le 24 octobre (lendemain des élections fédérales): mon mari m’invite quelques jours en Alsace.

 

Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand ? 

A la fin des années 1970, après 1971 (date du droit de vote et d’éligibilité des femmes en Suisse!). Les années peace and love...

 

Si vous étiez un objet? 

Une rose, avec ses épines (forcément, je suis socialiste !).

 

Votre péché mignon? 

Le chocolat.

 

Le don de la nature que vous voudriez avoir? 

Une voix fantastique (j’aime chanter et rêve de chanter l’Ave Maria de Schubert, qui me touche énormément).

 

Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils? 

Rosa Luxemburg, Gandhi et Martin Luther King.

 

Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…

 Jouer au solitaire sur mon smartphone, dans le train, le bus ou le tram.

 

Votre lecture en ce moment?

La terre des mensonges, d’Anne B. Radge, un roman norvégien à l’humour grinçant.

 

Trois choses que vous aimeriez apprendre? 

Ne plus du tout me laisser atteindre par les bêtises ou méchancetés d'un adversaire politique, dessiner des caricatures de mes collègues. Et chanter, chanter, chanter…

 

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter? 

En Provence, car il y fait beau, chaud et la lumière est magnifique. A Paris, l'une des plus belles villes du monde. Et à Lucerne, où vit le reste de ma famille.

 

Qu’est-ce que la vie a fait de vous? 

Une femme heureuse de pouvoir faire ce qui la passionne, et entourée d'une famille qui l'aime en toute circonstance.