L’affirmation de soi peut parfois être confondue avec une forme d’arrogance ou de déni de l’autre. Pourtant, ne pas s’affirmer revient souvent à se laisser dominer, ce qui engendre frustration et souffrance au travail. Alors, comment trouver l’équilibre sur cette corde raide entre autoritarisme et effacement de soi ?
La clé du dilemme réside principalement dans la place que l’on attribue aux autres par rapport à soi même, de l’estime de soi comparée à l’estime des autres. En schématisant, un extrême consistera à penser que les autres valent mieux que soi, à l’autre extrême c’est soi même qui compte au détriment de l’autre. Pourtant, s’affirmer sainement en se respectant tout en respectant l’autre n’est pas mission impossible, c’est une attitude dite d’assertivité, et comme tout autre compétence interpersonnelle, elle s’acquiert et se développe.
Dans l’attitude d’assertivité, il y a tout d’abord la prise en compte de ses propres besoins : besoin de reconnaissance, de respect, besoin d’objectifs à atteindre et de consignes claires. Si ceux-ci sont déniés, il convient alors de le dire sans tarder, de façon ferme mais non agressive, tout en mentionnant les problèmes qui en découlent et en proposant une solution commune à mettre en oeuvre. L’étape suivant consistera à manifester son ouverture à l’égard de son interlocuteur et à prendre en compte ses besoins, étape indispensable pour une solution acceptable par les deux parties.
Enfin, le chemin de l’assertivité étant parfois semé d’embûches, on prendra bien garde à la tentation de se poser en victime pour se faire entendre, ou à prendre la dangereuse tangente de la manipulation.




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