En regardant pour la nième fois le film « Yesman » qui me fait toujours rire, je me suis rappelée que je l’avais fait découvrir à des chômeurs longue durée, dans le cadre d’un club emploi. L’histoire de cet homme, négatif et replié sur lui-même, dont la vie change le jour où il se met à dire oui à tout, me semblait très appropriée pour eux. Mon message était simple : « apprenez à dire oui ».
Tous les demandeurs d’emploi l’éprouvent une fois ou l’autre, cette quête d’une situation peut se muer en une traversée du désert. Découragés par les réponses négatives et par le peu d’offres sur le marché, il arrive que ceux-ci se ferment aux autres et baissent les bras. Et plus la durée du chômage est longue, plus les personnes voient leurs chances de retrouver un emploi diminuer du fait de cet isolement pernicieux.
Dès lors, chaque occasion de sortir, voir du monde, assister à une conférence, faire des activités devient inintéressante. « A quoi bon ? » se dit-on, cette petite phrase assassine qui nie tout espoir. De refus en refus, ils se barricadent et les portes se ferment autour d’eux.
Pourtant, les exemples de personnes qui ont retrouvé un emploi grâce à un minimum de réseautage abondent. Untel a eu un tuyau de la part de son comptable, Unetelle a entendu parler d’un poste par un autre demandeur d’emploi rencontré à un cours, un autre au club de sport, une autre à la sortie de l’école.
Coup de chance ? Peut-être, si l’on considère que la chance consiste en la multiplication des contacts.
Alors, s’il n’y avait qu’une seule recette pour redonner un nouveau souffle à sa carrière, ce serait celle-là : réapprendre à dire oui, miser sur chaque opportunité d’aller à la rencontre des autres, de se faire connaître, serrer des mains, ouvrir des portes.




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