Le Conseil suisse de la Science et de la Technologie demande une augmentation de 10% des dépenses de la Confédération en matière de formation, de la petite enfance aux Universités en passant par la formation continue, pour faire face aux défis de l’avenir.
La nouvelle a glissé discrètement, noyée dans le flux de l’information nationale et internationale. De l’argent pour les études ? Est-ce bien raisonnable en temps de crise ?
Pourtant, si les ressources humaines sont le principal capital de l’entreprise, le niveau de leur formation influe favorablement la valeur de ce capital.
Un étude récente montre que la Suisse obtient une bonne place au classement européen de la formation continue, juste après les pays scandinaves et avant la France ou l’Allemagne.
Ces mêmes chiffres montrent que plus une personne a un niveau d’études élevé, plus elle va s’impliquer dans un processus de formation continue. Celles et ceux qui n’ont que l’école obligatoire pour bagage sont nettement moins présents sur ce terrain, ainsi que les personnes travaillant à temps partiel, surtout des femmes. C’est sur ces personnes qu’un effort particulier doit être consenti.
En effet, la formation tout au long de la vie est reconnue comme l’une des clés de l’employabilité. Progresser et faire progresser l’entreprise, adapter ses savoirs aux besoins de l’économie, s’adapter pour s’intégrer dans un marché de l’emploi de plus en plus exigeant et en butte à la concurrence internationale, sont les défis qui attendent les travailleuses et travailleurs dès aujourd’hui.
En misant sur la volonté d’apprendre, ils augmenteront à la fois leur potentiel personnel et le capital humain de l’entreprise.



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