Vierge à 39 ans, mais épanouie. "Un jour mon prince viendra."

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Le tabloïd «The Sun», qui donne dans le sensationnel, en parle comme d’un phénomène. Charlotte serait, à l’en croire, un être exceptionnel. Unique presque. Cette Britannique de 39 ans resterait encore vierge, «et fière de l’être». Une bonne nouvelle. Dans la religion, les femmes tendraient plutôt à se vouloir «vierge et martyre»…

 

C’est à onze ans que la dame aurait pris sa décision. Charlotte a alors fait le serment de ne se donner qu’à un homme «juste et bon». Comprenez par là qu’il serait sinon obligatoirement son mari, du moins son «compagnon pour la vie». Une vie qui, bien sûr, se raccourcit pour elle d’un an tous les douze mois.

 

Charlotte se veut exigeante avec les hommes. Contrairement à ce que la plupart des femmes font avec les melons, elle n’a pas envie d’en tâter des tas avant de trouver le bon. L’Anglaise vit donc d’espérance. «Je suis heureuse de savoir que j’aurai un jour une relation merveilleuse avec celui que j’aime.» Bref. Comme le chantait Blanche-Neige dans le dessin animé de Walt Disney, «un jour mon prince viendra.»

 

Notez que cette attente ne reste pas passive. Au contraire. Préservée, Charlotte estime exercer sur sa vie un contrôle absolu. Elle a un cercle d’ami. Elle voyage. Elle est ceinture noire de judo et dirige un théâtre. La dame a ce qu’on appelle une existence bien remplie, d’autant plus qu’elle tapote aussi sur Internet. «Il y a là des forums où s’expriment des femmes fuyant les coups d’un soir (ma grand-mère aurait dit plus poliment «les vertiges d’un soir») et décident de ne se donner qu’à celui qui partagera leur vie.»

 

Comme on le peut le lire, il reste toujours rassurant de ne pas se sentir seul(e). Mais il faut tout de même dire du coup que Charlotte, loin de jouer les originales, se situe dans toute une mouvance actuelle. Après la permissivité (déjà bien lointaine) des années 1970, où il était en fait devenu obligatoire de coucher, on en revient aux valeurs ancestrales. C’est notamment le cas pour les jeunes Américaines du «Bible Belt», du moins tant qu’elles ne voyagent pas en Europe, continent dissolu comme nous le savons tous.

 

Vous me direz que le grand article du «Sun» n’offre pas grand intérêt. Un journal devrait parler de choses plus importantes. Mais qu’est-ce qui est important, au fait? Les hebdomadaires allemands font en ce moment tous leur Une sur le divorce annoncé d’Heidi Klum. Or qu’est-ce qu’Heidi, si ce n’est un top modèle standard. Une jolie femme, pour autant qu’on lui trouve du charme. Autrement, la pauvre ne constitue guère mieux qu’un produit aseptisé…

 

Et, plus près de nous, les états d’âme des politiques locaux, étrangement répétitifs, sont-ils vraiment importants? Grace question, que je laisserai bien sûr sans réponse.

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Gérard Depardieu. Avec ses 150 kilos, je n’y arriverai jamais.
 
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…