Mallaura Nataf SDF. Comment démêler le vrai du faux?

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Les montagnes russes ont toujours fasciné le public, même loin de Moscou ou de Vladivostok. La chose semble surtout valable dans le domaine du sport et du spectacle. Au sommet un jour. Au fond du trou un autre. Voilà qui permet de méditer à bon compte sur la vanité des choses. Notez qu’il demeure possible de rebondir. Mary Pickford, qui avait été l’une des plus grandes vedettes du cinéma muet, assurait ainsi qu’il fallait avoir été trois fois tout en haut et trois fois tout en bas pour mériter vraiment le titre de star.

 

Parler de star à propos de Mallaury Nataf peut sembler excessif. La célébrité télévisuelle garde un côté bis. C’est comme si, parce qu’il reste plus petit, l’écran déteignait sur ceux qui y jouent. Toujours est-il que la Française vient de refaire surface, dans le genre catastrophe, au milieu des pages du «Parisien». Le quotidien n’a pas lésiné sur la photo. Pour montrer que la comédienne serait SDF depuis mars 2011, le cliché la montre, dissimulée par un gros bonnet (bonnet sur la tête, bien sûr!), tenant un gobelet de café chaud à la main.

 

Que ce serait-il passé? Eh bien, la Lola de «Le Miel et les abeilles» n’aurait pas fait son miel ces derniers temps. Plus de travail. Plus de compagnon. Plus de logis. «Je n’ai rien. Mes trois enfants m’ont été retirés. La brigade des mineurs vient de me prendre le plus petit. Elle l’a placé auprès de l’aide sociale à l’enfance. Depuis, il est à l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Il paraît qu’il pleure sa maman.»

 

Bref nous voici en plein mélo. La comédienne aurait dû laisser son compagnon, «victime d’une rupture d’anévrisme», et quitter leur appartement. Elle erre depuis d’hôtels de banlieues en logis de copains. En 2010, la garde de ses deux aînés lui a été retirée. «Mon seul sort semble d’être Juive pratiquante», explique curieusement l’actrice. «Je suis tombée amoureuse d’un croyant il y a quatre ans. Mes parents et mes amis m’ont répudiée.»

 

Cette version religieuse des «Roses blanches», la fameuse chanson réalise de Berthe Sylva, ne convainc pas tout le monde. Si les internautes compatissent à qui mieux mieux, les anciennes relations professionnelles de Mallaury se montrent dubitatives. Le producteur du «Miel et les abeilles» Jean-Luc Azoulay, resté en contact avec l’actrice, assure qu’elle ne lui a jamais rien de dit de tel. Il lui laisserait des messages auxquels elle ne répond plus. «La dernière fois qu’il l’a rencontrée, elle lui aurait annoncé sa conversion au bouddhisme. Elle joue bien des rôles dans sa propre vie.»

 

Allez après cela démêler le vrai du faux… Pour autant que ces deux absolus existent, bien sûr! N’y aurait-il pas un brin d’invention dans toute vérité, tandis que les pires mensonges se baseraient sur la réalité. Réalité... Tiens. Un mot que l’on a beaucoup associé ces dernières années à la télé.

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Gérard Depardieu. Avec ses 150 kilos, je n’y arriverai jamais.
 
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…