Gloire et oubli. Il faut quatre ans pour découvrir la mort d'une ex-star TV

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C’est le lieu commun par excellence des vies dramatiques. Vous montez au sommet. Vous vous y maintenez tant bien que mal, c'est-à-dire difficilement. Et puis, un jour, vous disparaissez des regards et des conversations. C’est fini. Vous avez glissé «dans la nuit froide de l’oubli», comme on dit dans la chanson (1). Il n’y a plus que quelques personnes (des journalistes, si vous avez été très célèbre) pour se dire un jour: «mais qu’est-il (ou qu’est-elle) devenu(e)?»

 

C’est ce qui vient d’arriver à l’acteur Neil Hope. Je vous avoue que je n’avais jamais entendu son nom, mais je ne compte pas. Je n’ai pas la TV. Une grande partie de l’humanité me reste donc étrangère. Neil, qui est Canadien, avait débuté enfant sur le petit écran dans «Les années collège». Il avait ensuite tourné trois autres séries. La dernière remonte à 2001-2003. Elle marquait un retour après dix ans d’absence, signe infaillible que l’on pouvait vivre sans lui.

 

Et puis ensuite? Rien. Personne ne savait ce qui lui était arrivé. Fils de parents alcooliques, l’homme avait pratiquement rompu les ponts avec eux. La bouteille nécessite une certaine complicité. Neil avait apparemment pris ses distances avec tout le monde. Ses amis ne le voyaient parfois pas pendant un an. Que faisait-il pendant ce temps? Aucune idée. Sa fiancée avait également été larguée. Elle devait trop ressembler à une amarre.

 

Et puis, en 2007, un bruit s’est propagé. Neil serait mort à 35 ans, de causes naturelles. Où et quand? Allez savoir! C’est toujours flou une rumeur. Et contradictoire, le plus souvent. Les siens ont donc tenté d’en savoir plus. Mais le corps semblait fuyant. Il n’y avait jamais de nouvelle sûre. Bref. Neil échappait à sa famille une nouvelle fois. Evaporé dans la nature...

 

Il aura fallu plus de quatre ans pour savoir. Eh oui! Neil était bien mort, et sans doute enterré. Il est décédé à Hamilton, dans l’Ontario. Il eût suffi d’y penser, mais pourquoi là? La question reste en suspens. N’empêche que les Hope, s’ils ont perdu l’espoir attaché à leur nom, savent. Les quelques fans qui doivent rester à Neil aussi. Notez qu’une telle fin a quelque chose de mythique. C’est la mort du producteur milliardaire Howard Hugues. En bien plus petit, bien sûr.

 

Le site IMDB, qui tisse d’interminables biographies et filmographies de tout ce qui approche une caméra de près ou de loin, a pris bonne note. Neil Hope y est mort depuis hier. L’histoire que je vous ai racontée figure dans une note. Sous «trivia». Mais je vous rassure tout de suite. Trivia, en anglais, ne possède rien de trivial.

 

(1) «Les feuilles mortes»

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Gérard Depardieu. Avec ses 150 kilos, je n’y arriverai jamais.
 
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…