Imaginez que vous vous connectez comme d'habitude sur Internet et que vous découvrez que Google, Facebook, Amazon, Paypal et Yahoo sont inaccessibles, ou que leurs pages sont noircies. Un black-out. Impensable? Au contraire, c'est une réelle possibilité. Les ténors du Web se concertent sur une interruption coordonnée en signe de protestation contre un projet de loi antipiratage (SOPA), qui sera débattu au Sénat Américain le 24 janvier. Cette mesure draconienne de couper l'Internet, baptisée "option nucléaire" par la Net Coalition, est sérieusement envisagée pour alerter les internautes et faire bloquer SOPA.
Cette loi soutenue par les lobbyistes d’Hollywood, changerait fondamentalement le fonctionnement de l'Internet, donnant un pouvoir sans précédent au gouvernement pour faire fermer des sites hors territoire américain en violation de copyright ou qui vendent des articles de contrefaçons, mais aussi en pénalisant les sites encourageant le piratage ou la contrefaçon (par exemple les sites qui fournissent des liens vers ces sites). Ces sites se verront privés de publicité, frapper de l'interdiction d'utiliser Paypal pour récolter des paiements et ne seront plus référencés dans les moteurs de recherche. Et il y a pire. Tout américain qui télécharge 10 morceaux de musique illicites ou visionne 10 films piratés en streaming - en un laps de temps de six mois- encoure une peine de prison de 5 ans.
C'est parce que cette loi est si effrayante et que ce serait la fin d’Internet tel que nous le connaissons que les mesures envisagées par les géants du Web sont aussi radicales et sans précédent. Ne plus pouvoir accéder à ces sites paralyserait l'Internet et aurait des conséquences sur les revenus de nombreux intervenants. Ce n'est pas une décision qui sera prise à la légère.
Mise à jour de ce billet le 13 janvier.
Sources: OWNI, ZDNet, TIME Techland, Slashgear, SOPA Wikipedia, PCMAG





























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