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Coup de griffe: tous en Chine, les footeux!

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Dans une chronique précédente, je vous parlais du côté particulièrement désintéressé de Beckham, dont la venue annoncée au PSG dépendait avant tout du projet sportif et non de la dimension pécuniaire et mercantile dont lui et le club pouvaient éventuellement tirer profit. Une rareté émouvante dans le monde pourri du crampon, confirmée par tous ceux qui ont le bonheur inouï de fréquenter le Spice Boy. 

Du bidon évidemment. Car le beau David toucherait 800.000 euros bruts par mois pendant un an et demi, soit 4,3 millions nets d’impôts ou, si vous préférez, quelque 28.000 euros par jour. Vous ajoutez à cela environ 17 millions d’euros de bonus liés au merchandising sur la même période, un  pourcentage sur la vente de maillots, un superappart' dans le 16e, deux nounous, deux voitures de luxe et vous aurez une notion assez précise de l’incroyable mépris du Britannique pour l’argent…

Tout comme celui du PSG avide de se refaire sur la com, de la ville de Paris, qui va accueillir la famille du joueur dont sa femme Victoria une insatiable fringues addict, décidée de surcroît paraît-il à louer un somptueux hôtel particulier avenue Montaigne, et surtout de l’Etat, se frottant les mains à la perspective réjouissante de la dizaine de millions qui tomberait dans ses caisses. Du coup, je comprends mieux la portée des propos du président  qatari du club, portant aux nues ce formidable ambassadeur, cette marque, bref cet exemple qui dépasse le sport!

Pour ne rien vous cacher, le salaire du joueur british est jugé tellement indécent que l'on s'en exaspère jusque sur les bancs de l'Assemblée nationale et parmi ses fans. Cela dit, je reconnais que si elle était vraiment uniquement motivée par les pépètes, la starissime serait allée en Chine. A l’image de Nicolas Anelka. Vous savez, celui qui avait traité de noms d’oiseau l’inénarrable Raymond Domenech lors de la cacade hexagonale au Mondial sud-africain.

A 32 ans, l’ex-international désoeuvré n'a en effet pas hésité à se précipiter sur une offre encore plus juteuse. Il double tout simplement une paie annuelle déjà coquette pour recevoir la bagatelle de 12 millions d’euros, soit près de 250.000 par semaine, un quart de plus donc que son collègue rosbif, en signant un contrat de deux saisons au Shanghai Shenhua.

Anelka ne sera en plus pas trop dépaysé puisque le Français Jean Tigana est pressenti pour présider aux destinées de l’équipe. Certes modeste mais qui a donc un sacré répondant. Comme d’autres d’ailleurs en Chine. Parce que désormais, après les pays du Golfe, les Etats-Unis et la Russie, le foot c’est là-bas que ça se passe. Bien qu’il n’y soit professionnel que depuis dix-sept ans.

Et il n’y a même pas besoin d’être célèbre pour être engagé à prix d’or dans ce nouvel eldorado financier. Un Argentin fort peu capé s’est par exemple vu recruter pour 7 millions d’euros. C’est dire s’il faut sauter sur l’occasion. Vous suivez mon regard, j’imagine. Eh oui, du moment que les Chinois ne sont pas trop regardants sur la marchandise, quelques Suisses devraient se dépêcher de tenter leur chance dans l'empire du milieu.

A commencer par les malheureux Neuchâtelois. Et si je les y pousse, c’est en raison des dernières nouvelles du front. Vous le savez sans doute, au cas où le le boss tchétchène Chagaev, qui s'étrangle de rage à cette idée, serait contraint de laisser tomber Xamax, le Zorro prêt à reprendre les rênes s’appelle Walter… Gagg. Franchement ça ne s’invente pas un truc pareil. Déjà que la plaisanterie a assez duré avec Boulette!

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Edmée Cuttat

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