La Suisse défie les Etats-Unis ce week-end end à Fribourg, dans le premier tour de la Coupe Davis. Avec Sa Majesté Federer en guest star et, du coup, des espoirs d’aller loin dans cette compétition. Que les Helvètes auraient déjà pu gagner plusieurs fois si la légende, au zénith entre 2004 et 2007, n’avait pas préféré sa gloire personnelle à celle de son pays.
Remarquez, c’est difficile de lui en vouloir d’avoir été un patriote à la noix au cours de cette période. Non seulement sa décision lui a permis de rafler quelque 70 millions de dollars en tournois et d’être le sportif le mieux payé derrière le sulfureux golfeur Tiger Woods. Mais encore d'accumuler des records en tous genres et devenir ainsi l’un de nos rares représentants mondialement connus, tous domaines confondus.
En revanche, les Français ont beau avoir remporté neuf fois le saladier d’argent, je doute que les béotiens du tennis se souviennent, hors des frontières de l’Hexagone, des mousquetaires Lacoste et Cie des années 20, voire, beaucoup plus récemment, des Forget, Leconte, Pioline, Santoro ou Grosjean .
Bref. Aujourd’hui, même avec le maestro et sa raquette magique, rien ne dit que les Suisses ne vont pas s’écraser d’entrée. D’autant que le partenaire du Bâlois, le Vaudois Stanislas Wawrinka, ne paraît pas spécialement bien parti pour faire des fleurs. Surtout après son parcours catastrophique au Grand Chelem de Melbourne, quil’a fait retomber dans les profondeurs du classement.
Alors, pour conjurer l’éventuel mauvais sort, la TSR nous a rappelé, avec des sanglots dans l’image, la fantastique épopée de... 1992 dans le domaine, où Marc Rosset et Jakob Hlasek s’en étaient allés miraculeusement guerroyer jusqu’en finale, au Texas.
Le Genevois, champion olympique cinq mois plus tôt, osait commettre un quasi crime de lèse-majesté en battant le numéro un mondial de l’époque, Jim Courier. Mais comme tout a une fin, la paire helvétique avait finalement dû s’incliner face à l’équipe la plus performante du moment.
Tandis que la TV romande, tellement fière de son reportage souvenir n’hésitait pas à nous le passer deux fois, la radio elle, remontait encore plus loin. En... 1972, aux JO d’hiver de Sapporo. Pour saliver sur les dix médailles suisses et surtout les six, dont trois d’or, rien qu’en ski alpin. De quoi donner des cauchemars aux Autrichiens, comme toujours favoris mais pas vernis puisqu’ils étaient rentrés tête basse sansle moindre titre.
Ce fut d’ailleurs rebelote pour les fils de Tell en 2002, avec onze breloques à Salt Lake City. Il ne faudrait toutefois pas en déduire qu’il suffit d’une année se terminant par un 2 pour qu’elle se révèle grandiose en ce qui concerne le tamis et la spatule.
A moins que les dieux ne décident de bénir Sa Grâce Rodgeur, notamment cet été aux Jeux de Londres, ainsi que le Neuchâtelois Didier Cuche pour sa dernière saison. Encore que la flèche des Bugnenets a l'air de pouvoir se débrouiller seul, tant il semble regonflé à bloc depuis qu’il a annoncé sa retraite.






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