Après la finale des filles à l’Open de tennis d’Australie, celle des garçons. Et c’est là qu’on se rend compte qu’il ne s’agit pas exactement du même sport… Quatre vingt-deux minutes de ce qui pourrait s’apparenter à une promenade de santé, en regard d’un match hallucinant de quelque six heures. Simplement historique dans le genre.
Et qui nous a permis de constater que décidément le malheureux champion espagnol n’y arrive plus Au bout du bout du suspense où, comme on dit dans la téléréalité, les deux adversaires ont donné le meilleur d’eux-mêmes, Djokovic est sans doute définitivement devenu pour Nadal ce que Nadal est à Federer: sa bête noire.
Dracula reste donc le roi de Melbourne. Chronique d’une victoire largement annoncée d’ailleurs. Mais bon. Si ça me coûte un peu quand je pense aux simagrées dont nous il nous a gratifiés sur le court dans ses précédentes rencontres, je suis bien obligée de me fendre d’un petit bravo. Mais surtout je lui dis un immense merci.
J’imagine que ce brave Rodgeur, priant pour ce genre d’issue, est certainement lui aussi reconnaissant de cet exploit au vampire de Belgrade. Car ce dernier a drôlement travaillé pour notre gloire nationale, protégeant ses intérêts en battant une septième fois de suite Rafa la tornade dans un duel au sommet.
D’abord il a évité au Suisse de paumer sa troisième place en se débarrassant in extremis, dans le dernier carré du tournoi, de l’Ecossais Andy Murray. Qui va en plus perdre quelques points dans l’aventure, vu qu’il s’était hissé en finale l’an passé.
Ensuite il a empêché le redoutable taureau ibère de trop se rapprocher du record de seize Grands Chelems détenu par la légende helvétique. Sans compter que Nadal devra s’employer sec pour en gagner un autre. Djokovic lui a indiscutablement flanqué un gros coup sur la cafetière en ce début de saison. Surtout après ses efforts dantesques pour revenir au score. Voilà en tout cas qui promet un sacré suspense aux fans de la raquette à Roland Garros en mai prochain.






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