Une lente séduction

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Enfin,  une femme candidate à la présidence des Etats-Unis ! Je n’allais pas rater cette occasion, j’allais être à la hauteur de mes convictions. Toute frétillante de féminisme et de militantisme latent, enfoui depuis des années, mais petit à petit remontant à la surface, j’ai claironné haut et fort que j’étais pour Hillary, et j’ai voté pour elle dans les « primaries ».

 

Mais depuis quelque temps, les spots TV et vidéo, les articles de presse et les 19 débats qui ont tous véhiculé le message d’Obama ont eu raison de  ma résolution, et j’avoue sans honte ne pas être insensible à son message. En préconisant un changement auquel le public pourra se rallier, Obama inspire les gens à participer à ce changement. Il ne dit pas « je » – il dit «  nous ». Hillary propose des solutions toutes faites – c’est le message « faites-moi confiance ». Obama transmet un message d’espoir, que les choses peuvent changer, que nous y arriverons ensemble. C’est en quelque sorte la politique directe. J’aimerai y croire, je suis aspirée par son inspiration. Ségolène Royal a démarré un peu comme cela, avec son site www.desirsdavenir.org. Mais elle est vite rentrée dans le rang lorsqu’elle a été choisie par le parti pour courir contre Sarkozy. Est-ce qu’Obama, lui aussi, changera son message s’il est choisi par la convention démocrate ? Est-ce qu’il arrivera à le garder s’il est élu, face au poids de l’administration ? Il faudra attendre pour voir, mais j’aimerais tellement y croire…

Beth Krasna

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