En Europe nous avons l'habitude des grèves dans le secteur des transports, et dernièrement à Genève, dans le secteur de la construction. Mais lundi, après l'échec des tentatives de négociation, débute la grève des 12'000 écrivains américains du cinéma et de la TV. En fait, ils réclament plus de pourcentage sur leur oeuvre distribuée sur DVD ou par l'Internet. Les ventes de films sur DVD sont aujourd'hui plus importantes que les revenus des salles de cinéma.
Ils ont déjà fait grève en 1988. Cette grève là a duré 5 mois, et a coûté environ 500 millions de dollars. Cette fois ils vont essayer de perturber les activités des studios de cinéma et de TV, et préparent des manifestations dans les villes qui ont une forte implantation de ces médias.
Mais il n'y a pas besoin de paniquer: les studios ont pris les devants, et ont annoncé qu'ils avaient assez de films et séries produits en avance pour tenir jusqu'au printemps. Beaucoup de programmes ne sont pas trop dépendants des écrivains (nouvelles, sports, certaines émissions live...), et on peut toujours repasser des séries et films de saisons passées.
La grande différence avec la grève de 1988, c'est que maintenant il y a l'Internet, et avec cette nouvelle technologie, une démocratisation de la créativité. YouTube n'est pas dépendant des écrivains. Oui le contenu est important, mais une grande partie des jeunes est plus intéressée à communiquer et à résauter. Si les écrivains restent trop longtemps en grève, ils risquent de devenir peu importants pour une grande partie des jeunes.



