Malgré les bons résultats de certaines sociétés financières et les bonus mirobolants payés par certaines à leurs cadres, tout n’est pas comme avant la crise. En effet, le président Obama a signé la loi sur la réforme le 21 juillet après son acceptation par les deux chambres sous la pression d’un public ayant perdu toute confiance dans les sociétés financières et traumatisé par la complexité des marchés mus par une technologie visiblement mal maitrisée. Les sociétés financières commencent à se positionner pour y faire face.
Cette loi renverse la vapeur sur la liberté des marchés financiers et la dérégulation qui s’est progressivement installée ces dernières années aux Etats-Unis. Elle étend la supervision du gouvernement à une plus large gamme de sociétés financières, elle impose une régulation sur le négoce des dérivés, elle permet une coordination du risque dans le système financier par le gouvernement et elle oblige les banques qui bénéficient de garanties de l’état à renoncer au négoce pour leur propre profit.
Il faut savoir que les banques ont globalement trois grandes sources de revenus : celles qui proviennent des intérêts, des commissions et du négoce/trading. La nouvelle loi va obliger les institution financières à séparer la partie la plus profitable, mais aussi la plus risquée. Goldman Sachs doit se séparer ou fermer son département stratégique, Morgan Stanley considère la cession de sa société de hedge fund, Citigroup a vendu ses sociétés de hedge fund et d’investissement, et songe à restreindre le trading pour son propre compte. Et la liste continue… Changements superficiels ou nouveaux business modèles ? C’est un peu trop tôt pour le dire, mais au moins cela bouge sous la pression. En Suisse, les nouvelles règles devraient être émises avant la fin de l’année…

![Krasna480_22[1]_44_0.jpg Krasna480_22[1]_44_0.jpg](http://www.lesquotidiennes.com/files/imagecache/610x370/editorialiste/Krasna480_22%5B1%5D_44_0.jpg)


Publier un nouveau commentaire