CHAMBRE A PART - 2010 : panser et repenser la Suisse

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Après une année 2009 politiquement éprouvante, la pause des fêtes de fin d’année s’est avérée nécessaire pour recharger les batteries de chacune et chacun. Il est à espérer qu’il en ait été de même pour notre pays qui, loin des affabulations de la droite populiste sur de prétendus « problèmes », ne peut se permettre de continuer à fermer les yeux sur les vrais défis de cette année 2010.

 

Sur le plan national, il apparaît criant que les véritables sources d’insécurité sont d’ordre social et économique: hausse du chômage, explosion des primes d’assurance maladie, démantèlement des assurances sociales, précarisation des familles et incompréhension entre communautés… Si le tableau semble noir, les solutions existent, et elles ne passent que par des mesures qui soutiennent et renforcent la cohésion sociale et qui permettent à chacune et chacun de vivre, comme membre à part entière de notre société, une existence digne.

 

Notre pays n’est pas au mieux non plus sur la scène internationale, où son isolement et son incapacité d’action ont éclaté au grand jour au cours de l’année écoulée. Non seulement la voix de la Suisse demeure inaudible dans les forums internationaux, mais encore, en Europe, le pragmatisme qui a présidé à la mise en place des bilatérales a atteint ses limites et ne rencontre à présent que peu d’intérêt dans l’Europe du traité de Lisbonne. Là aussi, une solution existe, et elle doit être dépassionnée et pensée de façon non dogmatique : l’adhésion à l’Union Européenne qui, loin de supposer un affaiblissement de notre pays, pourra lui permettre d’être véritablement actif sur la scène internationale et – à l’exemple de « petits » comme la Belgique ou la République tchèque – d’y défendre efficacement ses intérêts.

 

Il s’agit bien sûr là d’une décision qui ne doit pas être prise à la va-vite mais s’inscrire dans la continuité d’un débat responsable qui donne la parole à toutes les composantes de notre société. De même que pour la politique intérieure, c’est seulement pas à pas que l’on parviendra à mettre en place les conditions nécessaires à un changement devenu impératif ; un travail de fourmi, un engagement quotidien, et – surtout – une confiance en l’avenir.

 

Je vous souhaite une année 2010 placée sous ces auspices et vous présente mes meilleurs vœux !

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Liliane Maury Pasquier et Maria Roth Bernasconi

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La chronique à quatre mains de Maria Roth-Bernasconi et Liliane Maury Pasquier

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L'interview de Liliane Maury Pasquier

 

Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?

 Margareth Thatcher.

 

Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?

Christoph Blocher.

 

Le plus grand préjugé sur les femmes?

Qu’elles sont forcément moins compétentes que les hommes.

 

Le plus grand préjugé sur les hommes?

Qu’ils sont forcément plus compétents que les femmes.

 

Devise préférée?

« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. » (Montesquieu)

 

Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?

Réparer mon vélo, anticiper, voir sans lunettes.

 

Vos prochaines vacances?

Une escapade à deux en France, après les élections.

 

Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand ? 

 A la Renaissance, au 16e siècle, pour retrouver le foisonnement créatif si bien rendu dans les livres d’Anne Cunéo (Le Trajet d’une rivière, Objets de splendeur, Un monde de mots).

 

Si vous étiez un objet?

Un livre (ouvert, bien sûr!).

 

Votre péché mignon?

Une bonne tablette de chocolat extra-noir avec des éclats de caramel salé.

 

Le don de la nature que vous voudriez avoir?

De bons yeux, tu sais (j'aurais aimé ne pas devoir porter des lunettes depuis l’âge de 4 ans!).

 

Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?

Martin Luther King, Simone de Beauvoir et Montaigne.

 

Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…

 Passer une journée en pyjama.

 

Votre lecture en ce moment?

Divers quotidiens, hebdomadaires et autres rapports!

 

Trois choses que vous aimeriez apprendre?

Parler l’espagnol, perfectionner mes danses bretonnes, cuisiner plein de nouvelles recettes.

 

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?

En Bretagne, à Montréal, en Suède.

 

Qu’est-ce que la vie a fait de vous?

Votre voix au Conseil des Etats! 

 

 

L'interview de Maria Roth-Bernasconi

Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras? 

La femme de Kadhafi.

 

Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras? 

Outre évidemment Kadhafi, Christophe Mörgeli, un affreux UDC suisse

 

Le plus grand préjugé sur les femmes? 

Qu’elles sont émotives plutôt que rationnelles.

 

Le plus grand préjugé sur les hommes? 

Qu’ils sont forts et ont tous envie de faire carrière sans tenir compte de leur vie familiale.

 

Devise préférée? 

« C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore » (Anatole France).

 

Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?

 Réparer des prises électriques, lire des documents et écouter de la musique en même temps, lire les plans de réseaux et les affichages des Transports publics genevois (c’est écrit beaucoup trop petit et j’ai une mauvais vue!).

 

Vos prochaines vacances?

 Le 24 octobre (lendemain des élections fédérales): mon mari m’invite quelques jours en Alsace.

 

Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand ? 

A la fin des années 1970, après 1971 (date du droit de vote et d’éligibilité des femmes en Suisse!). Les années peace and love...

 

Si vous étiez un objet? 

Une rose, avec ses épines (forcément, je suis socialiste !).

 

Votre péché mignon? 

Le chocolat.

 

Le don de la nature que vous voudriez avoir? 

Une voix fantastique (j’aime chanter et rêve de chanter l’Ave Maria de Schubert, qui me touche énormément).

 

Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils? 

Rosa Luxemburg, Gandhi et Martin Luther King.

 

Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…

 Jouer au solitaire sur mon smartphone, dans le train, le bus ou le tram.

 

Votre lecture en ce moment?

La terre des mensonges, d’Anne B. Radge, un roman norvégien à l’humour grinçant.

 

Trois choses que vous aimeriez apprendre? 

Ne plus du tout me laisser atteindre par les bêtises ou méchancetés d'un adversaire politique, dessiner des caricatures de mes collègues. Et chanter, chanter, chanter…

 

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter? 

En Provence, car il y fait beau, chaud et la lumière est magnifique. A Paris, l'une des plus belles villes du monde. Et à Lucerne, où vit le reste de ma famille.

 

Qu’est-ce que la vie a fait de vous? 

Une femme heureuse de pouvoir faire ce qui la passionne, et entourée d'une famille qui l'aime en toute circonstance.