Après une année 2009 politiquement éprouvante, la pause des fêtes de fin d’année s’est avérée nécessaire pour recharger les batteries de chacune et chacun. Il est à espérer qu’il en ait été de même pour notre pays qui, loin des affabulations de la droite populiste sur de prétendus « problèmes », ne peut se permettre de continuer à fermer les yeux sur les vrais défis de cette année 2010.
Sur le plan national, il apparaît criant que les véritables sources d’insécurité sont d’ordre social et économique: hausse du chômage, explosion des primes d’assurance maladie, démantèlement des assurances sociales, précarisation des familles et incompréhension entre communautés… Si le tableau semble noir, les solutions existent, et elles ne passent que par des mesures qui soutiennent et renforcent la cohésion sociale et qui permettent à chacune et chacun de vivre, comme membre à part entière de notre société, une existence digne.
Notre pays n’est pas au mieux non plus sur la scène internationale, où son isolement et son incapacité d’action ont éclaté au grand jour au cours de l’année écoulée. Non seulement la voix de la Suisse demeure inaudible dans les forums internationaux, mais encore, en Europe, le pragmatisme qui a présidé à la mise en place des bilatérales a atteint ses limites et ne rencontre à présent que peu d’intérêt dans l’Europe du traité de Lisbonne. Là aussi, une solution existe, et elle doit être dépassionnée et pensée de façon non dogmatique : l’adhésion à l’Union Européenne qui, loin de supposer un affaiblissement de notre pays, pourra lui permettre d’être véritablement actif sur la scène internationale et – à l’exemple de « petits » comme la Belgique ou la République tchèque – d’y défendre efficacement ses intérêts.
Il s’agit bien sûr là d’une décision qui ne doit pas être prise à la va-vite mais s’inscrire dans la continuité d’un débat responsable qui donne la parole à toutes les composantes de notre société. De même que pour la politique intérieure, c’est seulement pas à pas que l’on parviendra à mettre en place les conditions nécessaires à un changement devenu impératif ; un travail de fourmi, un engagement quotidien, et – surtout – une confiance en l’avenir.
Je vous souhaite une année 2010 placée sous ces auspices et vous présente mes meilleurs vœux !




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