Chambre à part - Bas de laine ou pot commun (II) ?

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Que faire des cellules-souches du cordon ombilical ? Cette question divise les professionnel-le-s de la naissance. L’une des options possibles, ce sont les banques publiques de sang de cordon : basées sur le don volontaire à la naissance, celles-ci mettent à disposition de qui en a besoin les échantillons nécessaires à soigner une maladie, typiquement la leucémie de l’enfant. Seul critère : la compatibilité.

 

 

D’un autre côté se développent des banques privées de sang de cordon : moyennant plusieurs milliers de francs, celles-ci stockent les cellules-souches récoltées à la naissance, à l’usage exclusif – et très hypothétique, d’où gaspillage probable ! – de la personne chez qui elles ont été prélevées. Seul critère : la rentabilité.

 

 

Car sur le plan thérapeutique, cette « épargne » individuelle n’a pas ou très peu de rendement : si l’enfant devait, par malheur (il y a un risque sur 20'000), développer une leucémie, la chimiothérapie puis, le cas échéant, la greffe de donneur externe – grâce, peut-être, à la banque publique ? – resteraient les meilleurs traitements. Quant aux autres juteuses promesses de soigner par les cellules-souches – de l’Alzheimer au Parkinson, en passant par les maladies cardiovasculaires – celles-ci ne sont, pour l’heure, que de pures hypothèses. Jouant de la crédulité des parents, l’objectif est donc commercial.

 

 

Problème, cette privatisation des ressources de santé va dans le sens d’une médecine à deux vitesses : qui délie les cordons – de sa bourse – aura accès aux soins reposant sur du sang de cordon, ombilical, cette fois. Tous les autres en seront privés.

 

 

Telle est la conclusion du comité d’éthique des HUG, qui recommande le partage des cellules-souches, seule solution conforme au principe de solidarité, essentiel en transplantation. Seule manière, aussi, de garantir la gratuité et la permanence offerte par une banque non soumise aux aléas commerciaux, tout en offrant la possibilité de bénéficier du sang de cordon de son propre enfant en cas de besoin.

 

 

A ce modèle altruiste, tout le monde gagne : les malades et leurs familles, bien sûr, mais aussi la collectivité dans son ensemble, qui se retrouve liée par un cordon supplémentaire de solidarité. Est-ce d’ailleurs vraiment un hasard si « cordon » contient le mot « don » ?

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La chronique à quatre mains de Maria Roth-Bernasconi et Liliane Maury Pasquier

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L'interview de Liliane Maury Pasquier

 

Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?

 Margareth Thatcher.

 

Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?

Christoph Blocher.

 

Le plus grand préjugé sur les femmes?

Qu’elles sont forcément moins compétentes que les hommes.

 

Le plus grand préjugé sur les hommes?

Qu’ils sont forcément plus compétents que les femmes.

 

Devise préférée?

« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. » (Montesquieu)

 

Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?

Réparer mon vélo, anticiper, voir sans lunettes.

 

Vos prochaines vacances?

Une escapade à deux en France, après les élections.

 

Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand ? 

 A la Renaissance, au 16e siècle, pour retrouver le foisonnement créatif si bien rendu dans les livres d’Anne Cunéo (Le Trajet d’une rivière, Objets de splendeur, Un monde de mots).

 

Si vous étiez un objet?

Un livre (ouvert, bien sûr!).

 

Votre péché mignon?

Une bonne tablette de chocolat extra-noir avec des éclats de caramel salé.

 

Le don de la nature que vous voudriez avoir?

De bons yeux, tu sais (j'aurais aimé ne pas devoir porter des lunettes depuis l’âge de 4 ans!).

 

Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?

Martin Luther King, Simone de Beauvoir et Montaigne.

 

Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…

 Passer une journée en pyjama.

 

Votre lecture en ce moment?

Divers quotidiens, hebdomadaires et autres rapports!

 

Trois choses que vous aimeriez apprendre?

Parler l’espagnol, perfectionner mes danses bretonnes, cuisiner plein de nouvelles recettes.

 

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?

En Bretagne, à Montréal, en Suède.

 

Qu’est-ce que la vie a fait de vous?

Votre voix au Conseil des Etats! 

 

 

L'interview de Maria Roth-Bernasconi

Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras? 

La femme de Kadhafi.

 

Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras? 

Outre évidemment Kadhafi, Christophe Mörgeli, un affreux UDC suisse

 

Le plus grand préjugé sur les femmes? 

Qu’elles sont émotives plutôt que rationnelles.

 

Le plus grand préjugé sur les hommes? 

Qu’ils sont forts et ont tous envie de faire carrière sans tenir compte de leur vie familiale.

 

Devise préférée? 

« C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore » (Anatole France).

 

Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?

 Réparer des prises électriques, lire des documents et écouter de la musique en même temps, lire les plans de réseaux et les affichages des Transports publics genevois (c’est écrit beaucoup trop petit et j’ai une mauvais vue!).

 

Vos prochaines vacances?

 Le 24 octobre (lendemain des élections fédérales): mon mari m’invite quelques jours en Alsace.

 

Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand ? 

A la fin des années 1970, après 1971 (date du droit de vote et d’éligibilité des femmes en Suisse!). Les années peace and love...

 

Si vous étiez un objet? 

Une rose, avec ses épines (forcément, je suis socialiste !).

 

Votre péché mignon? 

Le chocolat.

 

Le don de la nature que vous voudriez avoir? 

Une voix fantastique (j’aime chanter et rêve de chanter l’Ave Maria de Schubert, qui me touche énormément).

 

Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils? 

Rosa Luxemburg, Gandhi et Martin Luther King.

 

Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…

 Jouer au solitaire sur mon smartphone, dans le train, le bus ou le tram.

 

Votre lecture en ce moment?

La terre des mensonges, d’Anne B. Radge, un roman norvégien à l’humour grinçant.

 

Trois choses que vous aimeriez apprendre? 

Ne plus du tout me laisser atteindre par les bêtises ou méchancetés d'un adversaire politique, dessiner des caricatures de mes collègues. Et chanter, chanter, chanter…

 

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter? 

En Provence, car il y fait beau, chaud et la lumière est magnifique. A Paris, l'une des plus belles villes du monde. Et à Lucerne, où vit le reste de ma famille.

 

Qu’est-ce que la vie a fait de vous? 

Une femme heureuse de pouvoir faire ce qui la passionne, et entourée d'une famille qui l'aime en toute circonstance.