Une critique souvent faite à l'encontre des médias sociaux, c'est la superficialité des contenus qui y transitent ou y sont publiés. Twitter, Facebook, et même les blogs sont montrés du doigt comme autant d'exemples de la vacuité des propos de l'être humain moyen.
On oublie que les médias sociaux, à la différence des mass-médias, visent moins à diffuser des informations qu'à créer des relations.
C'est pour ça que la métaphore de la machine à café pour décrire ces espaces numériques est si juste. La plupart des discussions autour de la machine à café sont banales -- mais ce sont elles qui créent les liens entre les gens. Le tissu des relations humaines, c'est justement ces petits échanges anodins, sur le temps qu'il fait, le film qu'on a vu, ou les plantes à rempoter.
Qu'on bavarde de ce genre de chose au téléphone, dans le bus, entre deux réunions, ou même par SMS, cela n'émeut personne. Mais qu'on fasse la même chose en ligne, où règne l'écrit, réservé traditionnellement aux seules expressions de notre culture dignes d'être imprimées, et l'on s'empresse de brandir ce mot chargé de jugement moral: "superficiel".
C'est faire preuve d'une grande méconnaissance de la nature profonde des relations humaines.
Stephanie Booth est consultante, conférencière et formatrice en médias sociaux, mais elle est avant tout une blogueuse de réputation internationale, qui connaît internet comme sa poche et aime jouer les guides touristiques pour ceux qui découvrent la culture numérique.




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