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Arrêté pour avoir coordonné les manifestations anti G20 par SMS et Twitter

| 14:23  La fondatrice de Netsurf décrypte les nouvelles technologies






Emily Turrettini | 07-10-2009 | 14:23

"Félicitations Estrada, vous entrez dans l'histoire pour être le premier président à essuyer une défaite par texto" — tel était le contenu d'un message adressé au président sortant Joseph Estrada suite à la victoire de Gloria Macapagal-Arroyo lors des élections présidentielles aux Philippines en janvier 2001.

 

En étant le vecteur de mobilisation de toute une population, les SMS ont carrément contribué à faire chuter un gouvernement et l'exemple des Philippines est devenu un cas d'école. Depuis, gouvernements et manifestants dans de nombreux pays autour du monde ont mobilisé leurs sympathisants grâce à ce mode de communication.

 

Les 24 et 25 septembre dernier à Pittsburgh lors du sommet G20, des opposants altermondialistes et anarchistes ont organisé par le biais de SMS et Twitter, une manifestation non-autorisée où ont participé un millier de jeunes protestataires dénonçant "la cupidité du capitalisme".

 

La police a rétorqué à son tour utilisant gaz lacrymogènes, balles à blanc, et annonces menaçantes par haut-parleur pour disperser la foule mais également, inédit, surtout pour un pays qui n'est ni l'Iran ni la Chine, elle a arrêté le chef d'orchestre de ce mouvements, Elliot Madison, 41 ans, dans sa chambre d'hôtel, où, entouré de toutes sortes d'appareils électroniques, il coordonnait l'opposition. Ordinateurs, téléphones mobiles et un appareil pour écouter les fréquences de la police, lui permettait de se tenir au courant des déplacements des forces de l'ordre et de les relayer ensuite par SMS et Twitter afin que les manifestants puissent les éviter.

 

Selon le FBI, Madison aurait commis une "infraction aux lois fédérales sur les émeutes" ainsi que de posséder les "instruments" du crime, dont Twitter.

 

Cette arrestation est surprenante venant d'un pays comme les Etats-Unis et l'acte juridique est suivie de près par l'EFF, une organisation qui défend la liberté d'expression sur Internet. Affaire à suivre.


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