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Aiment-elles vraiment «faire de la gym»?

| 08:27  Chaque jour, la petite actualité féminine de la planète.






Etienne Dumont | 02-07-2009 | 08:27

«Mens sana in corpore sano». On connaît l’adage, qui entend rétablir l’équilibre entre l’esprit et le corps. Afin de ne pas perdre notre latin, nos amis Romains nous envoyaient tout droit au stade ou à la palestre. Aux grosses têtes doivent correspondent des gros muscles. Question de proportion, sans doute.

 

 

Depuis un bon siècle, la chose vaut pour les deux sexes. Avec toutes les interrogations morales que cela suppose. Sarah Bernhardt, qui n’en était pourtant pas à une galipette près, craignait ainsi que la bicyclette ne soit préjudiciable à la bienséance pour les dames. Il faut dire qu’à l’époque, aucune femme n’avait jamais autant levé la jambe en public.

 

 

Pour un peu, cette dernière se retrouvait en l’air. Quelle époque vivons-nous?  Aujourd’hui, ce sont plutôt les religieux qui tonnent. Les mollahs jouent ici les molosses. La gymnastique pour les filles devient très mal perçue, de même que la natation. Il faut dire que l’on nage très mal avec une bourka et que pour le basket, elle ne semble pas très indiquée non plus. Rien que pour voir la balle…

 

 

Mais les élèves féminines aiment-elles au fait tant que ça les cours de sport à l’école? Pas si sûr! Une étude (eh oui, encore une…) tendrait même à prouver le contraire. Cette enquête, menée en Grande-Bretagne, laisse entendre que la «gym» reste le pire souvenir des petites Anglaises, une fois devenues grandes. C’est la case qu’ont cochée le 34% des sondées (si j’ose utiliser le mot). Notez que leurs ex-congénères masculins ne sont pas très enthousiastes non plus. Pour le 21,3% des hommes interrogés, ce fut la catastrophe.

 

 

Portant sur 1250 personnes, le sondage stigmatise la gymnastique, tous âges confondus. Pour le reste, les jeunes (lisez les 16-24 ans) dénoncent la brutalité des autres élèves. Ils sont 34% à le faire. Tiens! Comme la gymnastique au féminin. Les élèves plus âgés, qui ne sont donc plus des élèves depuis longtemps, stigmatisent, eux, les professeurs. Le 27% d’entre eux (et elles) en avait une peur bleue. «Tempi passati», comme diraient cette fois nos amis italiens. Aujourd’hui, ce sont plutôt les profs qui seraient terrorisés par la bande de monstres assise en face d’eux.

 

 

Une chose est cependant sûre, et finalement rassurante. «La période scolaire ne représente pas les meilleurs souvenirs de notre vie.» Là, tout le monde semble d’accord, ou presque. Ils sont 73% des hommes et des femmes interrogés à le penser.

 

 

Vous imaginez la catastrophe, dans le cas contraire? Cela signifierait que la vie s’arrête d’être intéressante à seize ou dix-huit ans. Le bon temps, qui n’est pas pour demain, deviendra celui où «les meilleurs souvenirs de la vie» se situeront dans les EMS. Pour les pensionnaires qui se rappellent encore quelque chose, bien sûr!


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