Agression au jet de lait maternel au Kentucky

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En théologie, il s’agit sauf erreur de ce qu’on appelle une «lactation», autrement dit un jet de lait maternel. La Vierge marque ainsi de manière charnelle son apparition. C’est en tout cas ce qu’elle a fait avec saint Bernard de Clairvaux, qui était un homme sérieux. Ce miracle s’est vu relaté dès le XIVe siècle dans «Ci nous dit», un livre d’instruction chrétienne à base d’«exempla».

 

 

L’histoire que je vais vous raconter reste, elle, résolument laïque. Elle se situe dans le Kentucky de 2010. Pour tout dire, il s’agit là d’un de ces faits divers que les agences colportent avec délices. L’affaire concerne une Mrs Toni Tramel. Une jeune mère apparemment. Est-ce pour regonfler des mamelles défaillantes? En tout cas, cette dame boit, et pas de l’eau. Bref, elle vient de se faire arrêter pour ébriété sur la voie publique.

 

 

On plaisante apparemment peu avec ces choses dans le Kentucky profond. La dame a non seulement été arrêtée, mais emprisonnée. Des agents lui ont onc fait enfiler un uniforme de détenu, ou plutôt de détenue. J’ignore en effet si l’on pratique l’unisexe dans les geôles de cet Etat reculé. Toni Tramel l’a très mal pris. Elle a donc tiré un sein «qu’on ne saurait voir» (1). Puis elle a pressé dessus, et un jet en est sorti. C’est comme le Manneken-Pis, dans un autre genre.

 

 

La policière a moins bien pris la chose que jadis saint Bernard. Que peut cacher ce liquide blanc? La gardienne de l’ordre a donc demandé une «décontamination». On se croirait vraiment à Tchernobyl. Quant à la suspecte (suspecte de quoi, au fait, vu qu’elle était fine saoule?), elle s’est vue inculper une seconde fois. Motif? «Agression au troisième degré sur la personne d’un officier de police».

 

 

Je ne sais pas en quoi consistent le premier et le second degré, mais là, il me semble tout de même que l’on pousse un peu. Entre une goutte de lait, maternel en plus, et un coup-de-poing américain, il me semble exister non seulement une marge, mais un fossé. Probablement qui si le ridicule ne tue plus, il blesse encore gravement.

 

 

N’empêche que les mots juridiques les plus extrêmes pour les faits les plus bénins se multiplient aux Etats-Unis. Et quand je pense que, dans mon enfance, on parlait d’une terre de liberté…

 

 

P.S. Pour revenir sur terre, je signale à mes lectrices que le numéro de mars de «Marie-Claire» déclare publiquement se passer de Photoshop. Une excellente idée. M’est avis cependant (je ne l’ai pas feuilleté) que ni Catherine Deneuve, ni Isabelle Adjani ne doivent figurer dedans.

 

 

(1) Je cite bien sûr «Le Tartufe» de Molière.

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
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Trois choses que vous aimeriez apprendre?
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Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…