
Le Sydney Morning Herald traite d'un sujet intéressant et peu abordé, celui des décès soudain d'usagers Internet et les efforts laborieux qui s'ensuivent de la part de leurs familles pour accéder à leur monde online. Pour un passionné de jeux en réseau, il faut prévenir les autres joueurs de la raison de l'abandon soudain d'un fidèle adepte. Pour un blogueur, il faut avoir accès à la plate-forme de publication afin d'expliquer aux lecteurs fidèles pourquoi le site n'est plus mis à jour. Idem pour les pages Facebook d'un abonné.
Cet article m'a interpellée car en janvier dernier, j'ai été bouleversée par la nouvelle de la mort d'un blogueur technologique très actif et réputé, Roland Piquepaille. Contributeur de plusieurs magazines Internet, animateur à la radio et éditeur de son propre blog sur l'innovation et les nouvelles technologies, Roland est décédé subitement à 62 ans en raison de complications suite à un virus.
Parce qu'il était connu et reconnu, la nouvelle de son décès à fait l'objet de nombreux articles et éloges et la nouvelle s'est répandue. Mais je me demande tous les jours lorsque je passe sur son flux RSS - que je n'ai pas effacé (un flux RSS est un logiciel qui permet de consulter rapidement ses bookmarks) et que la dernière entrée est arrêtée au 31 décembre, si sa famille laisse son blog online en guise d'hommage ou parce qu'elle ne sait pas comment annuler l'abonnement pour son hébergement. Il est probable que dans son cas vu la valeur de son contenu, ce blog restera en ligne en guise d'archives. Mais il est évident que tous les blogs et sites ne sont pas de la même importance et peuvent générer des frais inutiles pour la famille.
Noms d'usagers, mots de passe, pseudos, logiciels utilisés et comptes online sont souvent des informations connues de l'usager seul, et en cas de décès soudain, il serait bon de laisser sur une clé USB ou imprimer sur une feuille toutes ces informations pour permettre l'accès à ses affaires Internet.
Trois sites tentent d'apporter une solution pratique. Le premier, DeathSwitch, interroge l'abonné à intervalles réguliers par e-mail. Sans réponse pendant une période définie, le site envoie alors un e-mail avec toutes les informations données lors de l'inscription à l'adresse e-mail des proches, selon ses désirs.
SlightlyMorbid fonctionne selon le même principe et génère un formulaire à remplir qui servira de "certificat" en cas de décès, à envoyer à qui de droit.
Un troisième site, Legacy Locker, exige un certificat de décès avant de faire suivre les informations de l'abonné.
S'il n'y avait qu'une chose à faire, ce serait communiquer à ses proches ou de laisser en évidence les codes d'accès à son compte e-mail. Car depuis une adresse e-mail, on peut récupérer les mots de passe de nombreux sites Web.
Reagissez à cette chronique!
La semaine dessinée de France
Découvrez-là à travers le questionnaire des Quotidiennes.
Chaque semaine, la surdouée du cyber coup de crayon croque l'actualité.
les chroniques
Etienne Dumont, journaliste
La petite acualité insolite féminine de la Planète
Fabienne Alfandari
Les comportements de la vie quotidienne au travail décortiqués par une coach ...
Stephanie Booth
Chroniques du monde connecté. Chaque lundi, un coup d'œil humaniste dans ...
Nicolas Poinsot
Un regard sur l'actualité de la culture et des écrans
صطووف
دردشة دردشة دليل دردشة
دردشة خليجية
ادردشة شامية كتابية
شات كتابي
شات سعودي
شات عربي
شات صوتي
شات عراقي
شات كويتي
شات بحريني
شات اماراتي
شات قطري
شات عماني